Le calcul

Je serai sûrement amené à parler de plus en plus de calcul. Aussi m’a-t-il semblé nécessaire d’évoquer l’origine du terme et de la pratique qu’il suppose.
Calcul vient du latin calculus qui signifie caillou. Ce qui semble indiquer que les premières pratiques de calcul se faisait avec des petits cailloux.
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Une nouvelle façon de faire du Business

Internet, c’est une nouvelle façon de faire du Business, c’est le B2B, c’est aussi le B2C. Mais internet, c’est aussi et surtout un formidable outil de mesure. Car nos activités sont tracés dans la mémoire du réseau.
C’est parce que nous laissons de plus en plus de traces sur le réseau que l’on peut nous suivre “à la trace”. Et c’est parce qu’on nous suit à la trace qu’une nouvelle façon de faire du business est possible. Ce n’est pas parce que le Business utilise et passe par le réseau qu’il change : c’est plutôt parce que nous passons tous de plus en plus sur le réseau que le Business change.
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Un dialogue de mémoires

En tant que consultant, je pense souvent à ce passage du Ménon :

Ménon Mais comment vas-tu t’y prendre, Socrate, pour chercher une chose dont tu ne sais absolument pas ce qu’elle est ? Quel point particulier, entre tant d’inconnus, proposeras-tu à ta recherche ? Et à supposer que tu tombes par hasard sur le bon, à quoi le reconnaîtras-tu, puisque tu ne le connais pas ?
Socrate – Je vois ce que tu veux dire Ménon. Quel beau sujet de dispute sophistique tu nous apporte là ! C’est la théorie selon laquelle on ne peut chercher ni ce que l’on connaît ni ce qu’on ne connaît pas : ce qu’on connaît, parce que, le connaissant, on n’a pas besoin de le chercher ; ce qu’on ne connaît pas, parce que qu’on ne sait même pas ce que l’on doit chercher”
Platon,
Ménon (80d-e)

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Entre vous et moi

Vous n’êtes pas moi ; entre vous et moi il y a une distance. Pour vous percevoir, j’ai besoin d’une médiation. Cette médiation est toujours technique et organique.
Nous ne voyons pas la même chose. Ce qui nous différentie c’est la mémoire, et nous n’avons pas la même mémoire. Nous ne voyons qu’à travers le filtre de notre mémoire. Entre vous et moi il y a ma mémoire, nos mémoires :
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Confiance et management des connaissances

Rien n’agace plus le management que la question des connaissances :
– D’abord parce que c’est une question qui se traite sur le moyen et le long terme, alors que les objectifs sont toujours à court terme.
– Ensuite parce que c’est une démarche qui est éminemment transverse dans l’organisation : ce qui veut dire que le succès dépendra de la participation des autres. Autrement dit, un vrai bourbier en perspective.
– Enfin parce que si la connaissance a de la valeur, c’est sûrement la dernière chose que les gens sont prêt à partager.
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A propos de la collaboration

François Dupuy, dans La fatigue des élites, souligne que le moment charnière dans l’histoire récente des entreprises est le déplacement de la rareté des produits vers la rareté du client, déplacement opéré dans les années 70. Dès lors, la nécessité d’une collaboration entre les différents acteurs de l’entreprise va devenir un leitmotiv dominant. Derrière celui-ci se cache le principe suivant : le tout doit être supérieur à la somme des parties.
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Nous sommes tous des idiots

Nous sommes tous des idiots. Non seulement dans nos particularismes, puisque idiot est dérivé d’un terme grec signifiant le particulier par opposition au magistrat, mais aussi dans notre retard structurel face à la technique.
On dit souvent que la technique nous dépasse, que tout va très vite. Ainsi quand les américains et les russes ont signé des accords de désarmement pendant la guerre froide, ce n’était pas tant pour réduire le nombre de têtes nucléaires que pour garder la maîtrise de leur déclenchement. En effet la puissance de calcul était devenue telle que la machine pouvait s’emballer et se déclencher en l’absence de toute décision humaine, celle-ci étant à la traîne, lente.
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20 Août 2005, 10:57
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L’oubli de la technique

Pour Polanyi “Tacit Dimension” (Michael Polanyi), ce qui se transmet de génération en génération est essentiellement tacite. J’y vois là une occultation de la technique, c’est à dire des supports de mémoire. Car, de fil en aiguille, c’est la technique tout entière qui devient l’autre nom du tacite.
Je renouvelle donc ici mon refus de la distinction entre connaissance explicite et tacite. Cette distinction n’est que la résultante d’une compréhension métaphysique, sous le joug du schème hylémorphique, de la connaissance.
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La règle du jeu

Je suis curieux, et lorsque j’entends quelqu’un parler de quelque chose que je ne connais pas, il m’arrive souvent de n’avoir qu’une seule idée en tête : en savoir plus.
Récemment, essayant de me remettre à une activité de programmation informatique, je me suis demandé ( puisque la meilleure façon d’appendre à programmer c’est d’avoir un projet concret à programmer ) si je pouvais programmer une application afin, précisément, de m’accompagner dans ces phases de “recherche”, où l’envie d’apprendre et d’en savoir plus est dévorante.
Dès lors je me suis mis à essayer de représenter les processus que je mets en l’oeuvre dans ces périodes de recherche. Voilà ce que çà donne.
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La fonction managériale du doute

La figure dominante du manager est le learder, celui qui sait, et qui a une vision. Il semble admis que le dirigeant ne doit pas douter, ou plutôt, ne doit pas montrer qu’il doute. Il doit afficher une conviction et une certitude inébranlable. Mais je ne rencontre pas ce type de personnalité, qui semble plus proche de l’exception, voire du romanesque.
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