L’idée qui fut à la base du projet Google peut être énoncée de la façon suivante : « Qui parle de moi ? ».
Cela peut paraître surprenant, et chacun aurait pu croire naïvement que la volonté initiale des fondateurs de Google était de pouvoir faire des recherches sur le Web. Et bien non, ce qui motiva le projet Google, alors qu’il n’était pas encore clairement défini et encore moins opérationnel, n’était pas, originairement, de chercher sur le Web, mais de savoir qui parle de qui. Pour cela, il faut comprendre comment marche le système universitaire, car Google est né à l’Université de Stanford.
Dans le monde anglo-saxon, le système universitaire obéit à l’injonction « Publish or Perish! ». Mais il y des règles à la publication académique et universitaire : chacun se doit de citer ses sources et de donner ses références (c’est d’ailleurs ce qui donne des maux de tête au lecteur lambda). D’abord pour appuyer son argumentation sur des publications de référence, et ensuite pour ne pas alourdir son discours en reproduisant des argumentations développées ailleurs. Etre cité est donc très important pour un universitaire, c’est la condition de survie.
Or le Web, via les liens hypertexte, permet bien de suivre les liens en aval mais pas en amont. Quant vous êtes sur une page Web, vous savez vers où elle pointe, mais pas qui pointe vers elle. L’idée de base de Larry Page, fondateur de Google, était de trouver une solution pour précisément remonter en amont des liens et non en aval comme le fait l’internaute en surfant. Dès le début, Google prenait donc le Web « à rebrousse poil » si je puis m’exprimer ainsi. Pour ce faire, il a fallut commencer par parcourir le Web afin de tisser les liens entre les différentes pages Web ; à la sortie du tunnel il se trouve que l’on pouvait faire des recherches sur l’index inversé. Google est ainsi devenu un moteur de recherche « par accident ».
Bloggers, Essayistes, journalistes, universitaires, ingénieurs, scientifiques, nous partageons tous un point commun : le désir de savoir qui nous lit ? Qui parle de nous ?
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Intéressant, mais justement je vais être dans le domaine « publish or perish » : d’où tenez vous l’information ?
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