Comment éviter de se faire court-circuiter par le digital ?

Voici la video de mon intervention à l’USI où j’ai parlé des automatismes devant un public d’entreprise (DSI, Marketing, Innovation).

Je vous invite à regarder d’autres vidéos de cette conférence évènement, par exemple celle de Cédric Villani : Pour faire naître une idée.

Épistémologie des “piliers de la création”

Ces “Piliers de la création” représentent l’image cosmique la plus plébiscitée :
Pillars-of-Creation-NASA-550607

L’original en noir et blanc n’aurait probablement pas inspiré le même succès si la palette des couleurs n’avait pas été artificiellement recomposée : more »

Pourquoi “digital” et pas “numérique” ?

“Pourquoi Études digitales plutôt que numériques ? Parce que le terme “digital” conserve en français la référence aux doigts sur lesquels on compte alors que le numérique renvoie à la computation par la machine”

Franck Cormerais et Jacques Gilbert, in la revue Études digitales

La collecte des mouvements occulaires, prochaine étape de la digitalisation du lecteur

kindleeye

La digitalisation des pratiques de lecture passe par la collecte des données qui correspondent à des actes de lecture. À partir de là on peut élaborer des comportements de lecture.

more »

19 Nov 2014, 10:09
Défaut:
by

2 comments

Digital Scaling, etc.

S’il est un mot qui revient régulièrement dans notre vocabulaire sur le numérique c’est bien le mot « scaling » (cf. Votre travail est-il scalable ?), dont beaucoup de ceux qui l’utilisent auraient peut-être du mal à lui donner une traduction française au pied levé.

Scaling c’est donc le« passage à l’échelle »,  le « changement d’échelle ». La plupart du temps, l’échelle en question est une échelle quantitative, il s’agit de passer d’un certain nombre à beaucoup plus : nombre de consultation d’un site web, ou nombre de serveurs d’une architecture technique qui doit tenir et d’encaisser la charge pour passer le « test de recette » du passage à l’échelle. Mais le mot n’est pas réservé aux seuls aspects techniques : il y a  du « scaling agile » où il s’agit d’étendre des pratiques et des organisations du travail à un nombre plus important de personnes.


Concernant le « scaling organisationnel » on trouve immanquablement des méthodes inspirées de que j’appelle une logique fractale : un même schéma s’étend jusque dans l’infiniment petit en se régénérant indéfiniment identique à lui même.
more »

Parution du livre “Digital Studies”

Les éditions FYP viennent de publier “Digital Studies“, sous la direction de Bernard Stiegler et dont je suis un des nombreux co-auteurs.

PlatdeCouv-DigitalStudies 2_Plat de couv INNO

 

16 Juil 2013, 4:11
Défaut:
by

7 comments

Big Data bullshit

Big-Data-A-Revolution-That-Will-Transform-How-We-Li-62458Je suis particulièrement étonné par le discours actuel sur les big data ; discours selon lequel nous serions passé de la causalité à la corrélation. Je pense surtout à la thèse de Viktor Mayer-Schönberger et Kenneth Cukier, dans leur livre Big Data : une révolution qui va transformer notre façon de vivre, de travailler et penser. (voir l’excellent article de recension de Hubert Guillaud : Big Data : nouvelle étape de l’informatisation du monde.) more »

Pourquoi l’économie numérique est-elle en dehors des radars des politiques économiques ?

Le numérique : programmes, réseau et données.

Il apparaît aujourd’hui évident que les enjeux du numérique s’articulent autour des données. Si l’on parle d’ingénierie numérique, il faut donc dire qu’il s’agit du Stockage, du Traitement et du Transfert des données (data). Dans les “Computer Sciences”, ce focus sur les data dans les questions d’architecture logicielle a été pris très au sérieux dans la thèse de Roy Fielding en 2000 :

“As noted above, the presence of data elements is the most significant distinction between the model of software architecture defined by Perry and Wolf and the model used by much of the research labelled software architecture . Boasson criticizes current software architecture research for its emphasis on component structures and architecture development tools, suggesting that more focus should be placed on data-centric architectural modeling. Similar comments are made by Jackson.”

Si la bascule s’est faite dans le domaine de l’ingénierie à la fin des années 90, puis dans le domaine industriel dans les années 2000, elle reste à faire dans le domaine des politiques économiques.

Une économie industrielle en dehors des radars de la puissance publique.

lunettes

Les questions numériques sont donc indexées sur celles des données numériques, or celles-ci, en raison de leur granularité et de leur mobilité portée par des industries du transfert (il y a des flux de données numérique en économie comme il y a des courants sous-marins intercontinentaux dans le domaine environnemental), et bien qu’elles redéfinissent notre milieu et notre environnement, sont paradoxalement en dehors des radars de la puissance publique, et pas seulement en France. more »

Remarques sur le rapport Colin & Collin sur la Fiscalité du Numérique

La question de la fiscalité met sous tension les questions numériques

Les questions relatives à la fiscalité et au droit ont une vertu évidente dans un discours sur le numérique : elles mettent sous tension ce que l’on sait, ou croyait savoir, du numérique. Réfléchir au droit du numérique où à la fiscalité du numérique offre des angles d’attaque qui permettent de hiérarchiser à la fois les questions, mais aussi de problématiser le numérique, évitant de la sorte les discours sans perspective ni dimension critique.

Avec le rapport Colin & Collin (PDF de 6 Mo) sur la fiscalité du numérique, cette tension a de toute évidence portée ses fruits et nous bénéficions à présent d’un texte de référence qui déborde largement les questions de fiscalité.

Profitons de cet appui pour commencer la discussion et y apporter un regard critique, non sans en avoir souligné auparavant sa grande qualité et sans rappeler que sa lecture n’est pas facultative. more »

L’enseignement des Digital Studies

Dans un récent billet intitulé DH, Interdisciplinarity, and Curricular Incursion, Ryan Cordell témoigne de l’introduction des Digital Humanities dans les structures d’enseignement anglo-saxonnes.

Un premier refus de ses pairs pour créer le cours “Introduction to Digital Humanities” l’a amené à formaliser les raisons de ce refus initial et ce qu’il en tire aujourd’hui comme enseignement. Il présente cela en quatre points que je traduis très librement et résume ci-après. more »