À propos de la virtualisation applicative

Cloud computing & virtualisation

[Je parle surtout des technologies de VMWare mais cela est généralisable aux autres solutions]

Le Cloud Computing se définit comme une démarche de mise à disposition, via un accès internet, à des ressources de différents niveaux : infrastructure (IaaS), plateforme de développement (PaaS), services applicatifs (SaaS).

Cette logique est publique en ce que les clients de telles offres partagent une infrastructure commune et mutualisée en louant des ressources dont ils ne sont pas propriétaires. Les mécanismes de location sont à la fois “à la demande” et automatisée en self-service, sans nécessité de passer par des intermédiaires commerciaux : une interface d’administration web permet tout à la fois de commander des services, de les configurer, de les gérer et aussi de les arrêter.

La logique de virtualisation des infrastructures est à a base d’une démarche de Cloud Computing, et c’est en ce sens qu’une entreprise qui se lance dans une logique de virtualisation de ses propres infrastructures peut prétendre mettre en place un Cloud Privé ou Interne. Mais cela ne suffit pas pour autant car, si la virtualisation apporte de la souplesse et une meilleure optimisation de l’infrastructure, elle n’offre pas pour autant une approche self-service couplé à une facturation à la demande.

C’est l’enjeu des offres vCloud de VMware d’étendre son offre de services de virtualisation (VSphere) à une logique de self-service basée sur un catalogue avec une logique de re-facturation (entre services internes). more »

De la toxicité des “big deals”

Les intégrateurs, à la différence des autres SSII, se définissent par leur capacité à prendre en charge de très gros dossiers informatiques que l’on appelle tout simplement des « Big Deals ». Toute l’attention des intégrateurs est donc focalisée sur le gain de ces affaires qui ont été historiquement le moteur de leur développement et de leur croissance.

Or — bel exemple pharmacologique —  ce qui a fait la croissance des intégrateurs est, je crois, en train de devenir un vrai poison.
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Les “apps stores” débarquent dans les entreprises

C’est apparu récemment avec Google Apps qui donnait accès au Google Apps MarketPlace, et puis je constate que la plupart des solutions SaaS / Cloud commencent à proposer un “Apps Store” qui donne accès à des solutions développées par des tiers. Jive (solution de Social Software) Yammer le fait déjà, box.net va s’y frotter, sans compter Salesforce, etc.

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Analytics Based Selling

Il y a une tendance très nette des vendeurs de solutions en SaaS ou Cloud Computing, ayant des offres pour les grandes entreprises, de baser leur approche commerciale sur le fait que leur solution est déjà utilisée par les employés.

Yammer ou Box.net le font par exemple.

Leur solution gratuite étant déjà utilisée par les employés dans le cadre de leur activité professionnelle, ces vendeurs peuvent ainsi non seulement présenter leurs services mais également donner des comptes rendus analytiques détaillés de l’usage de leurs services part les employés du prospect.

En somme, cela prouve que la solution a déjà été appropriée par les utilisateurs ; c’est un sérieux argument dans la prise de décision côté client. more »

Les technologies relationnelles dans les systèmes d’information

Après l’informatique embarquée et l’informatique de gestion, tend à s’en rajouter une troisième informatique qui est l’informatique relationnelle. Celle-ci ne repose plus sur des technologies de gestion mais sur des technologies relationnelles.

Pour expliciter ce qui se passe, il faut d’abord dire que ces deux informatiques, de gestion et relationnelle, malgré les différences que je vais souligner, ne s’opposent pas systématiquement. Ainsi, une application peut relever à la fois d’une informatique de gestion et d’une informatique relationnelle. more »

Réponse à une objection sur “la prolétarisation dans les sociétés informatiques”

Didier Girard, sur Application Servers , fait une remarque intéressante à propos de ma note sur la prolétarisation dans les société informatiques :

Dans certaines branches, l’opensource est un des vecteurs de la prolétarisation, je pense en particulier au monde java. Il y a quelques années lorsque nous devions développer une application java nous devions tout faire : coder un struts, coder un spring, coder un hibernate, coder un maven… Ce n’était pas très productif pour nos clients mais par contre c’était très formateur pour nous, ingénieurs.
Maintenant ce n’est plus le cas, les projets démarrent, les “architectes” assemblent deux ou trois frameworks et le tour est joué. La conséquence est moins réjouissante, ces “architectes” ne sont plus capables de coder un framework, tout juste sont-ils capables d’en comprendre le fonctionnement. Encore quelques années et je vais m’ennuyer ferme lorsque je recevrai un candidat pour un entretien d’embauche…

J’ai côtoyé des ingénieurs dans la plupart des industries : chimie (SNPE, Isochem, Saint Gobain), mécanique et électronique (Renault, PSA, EADS). Ainsi, les plus anciens se plaignent toujours que l’évolution des techniques fait “perdre de vue” le fonctionnement général de l’objet technique. Dans l’automobile, par exemple, certains des ingénieurs qui travaillaient sur plan n’ont pas pu se faire au travail assisté par ordinateur en CAO, ils ne “voyait plus” la voiture. Le constat est souvent le même, et on pourrait le résumer avec la remarque que nous faisait un des mes professeurs de mathématique :

Avec ces calculettes vous ne savez plus calculer.  De mon temps, il faillait faire un effort pour compter. Aujourd’hui vous rentrez une fonction et çà vous fait toute l’étude, çà vous dessine même la courbe. Ces machines vous rendent idiots !

La perte de connaissances et de savoir faire est donc une composante intrinsèque de l’évolution des techniques et des technologies, y compris dans les technologies open source de l’informatique. C’était déjà perçu par Platon qui pointait du doigt les techniques d’écriture qui externalisaient la mémoire (Stiegler souligne à ce propos que le premier discours sur le prolétariat remonte à Platon).
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La prolétarisation dans les sociétés informatiques

Par prolétarisation, j’entends le processus qui conduit à la perte de connaissance critique et de savoir-faire. Bernard Stiegler a clairement expliqué ce processus en rappelant qu’un prolétaire n’était pas nécessairement un pauvre (Alan Greenspan est un prolétaire qui a été le patron de la réserve fédérale américaine pendant vingt ans). Prolétarisation ne veut pas dire la même chose que paupérisation, même si l’un entraîne souvent l’autre.

Au début de la phase d’industrialisation, le prolétaire est celui qui a vu son savoir-faire passer dans la machine. En conséquence de quoi on ne l’a plus payé pour son savoir faire mais pour sa simple force de travail qui ne le distinguait dès lors plus d’un autre travailleur, et donc pouvait être mis en concurrence permanente.

C’est quelque chose que l’on peut constater : dans tout marché, dans la mesure où il s’industrialise, il y a une prolétarisation non seulement des utilisateurs et des consommateurs mais également de ceux qui font partie de la chaîne de conception et d’ingénierie. Aujourd’hui un garagiste ne répare plus les voitures : il branche une machine à diagnostic et vous indique le module à changer si son appareillage ne peut faire la réparation en réinitialisant le module incriminé.

Le marché de l’informatique et des technologies de l’information (Editeurs, DSI, SSII, Intégrateurs) n’échappe pas à cette tendance. ll est étonnant de voir que les ingénieurs qui ont participé à la conception des machines, puis des ordinateurs et enfin des logiciels sont eux aussi dans une phase active de prolétarisation. Ils participent à la mise en place d’un système technique qui prolétarise les utilisateurs de ces dispositifs, avant de les prolétariser eux mêmes en retour. more »

De l’intérêt d’un Portail d’Entreprise

Dans tout projet d’intégration d’entreprise visant à agréger des services provenant de différents silos applicatifs, le serveur d’application centralisé semble être une évidence, et l’on parle alors de Portail d’Entreprise.

On écoutera patiemment les arguments des éditeurs de telles solutions ainsi que ceux des DSI qui vantent les qualités du portail d’entreprise comme point d’entrée centralisé (maîtrisé, personnalisable, sécurisé, etc.) pour l’ensemble d’un porte-feuille applicatif.

Allons donc !

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Intervention sur le Cloud Computing

Dans le cadre d’une demi-journée consacrée à Google et au Cloud Computing, les étudiants de l’EFREI avaient invité Didier Girard et ses équipes de  SFEIR pour parler de GWT et d’Android, ainsi que moi-même pour parler du Cloud Computing.

La vidéo de mon intervention :

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Prendre soin des données

Sur le blog d’Atos Origin je reviens sur les enjeux d’une politique de gestion des données.

A quand des architectes de l’information et des données ?