Un monde ouvert

by Christian on 13 décembre, 2005

Les Logiques Descriptives, celles utilisées pour faire des calculs d’inférence sur les ontologies, sont basées sur des Open World Assumptions (OWA), qui réfèrent à l’ Open World Reasoning (OWA). C’est à dire qu’elle reposent sur l’hypothèse d’un monde ouvert.

Dans ce monde ouvert, on ne peut pas dire qu’une chose n’existe pas tant qu’il n’a pas été explicitement statué qu’elle n’existait pas. Dit autrement, si une proposition n’a pas le statut « Vrai », on ne peut pas en déduire qu’elle est fausse. On dira que son cas n’a pas été statué, ou que l’on ne dispose pas des connaissances nécessaires pour statuer.

De fait, c’est bien utile lorsqu’on réalise une ontologie, car cela permet de rendre compte du fait que certaines connaissances sont indisponibles sans pour autant rendre impossible la formalisation des connaissances d’un domaine. On sait que  » l’on ne sait pas », et le modèle ne vous somme pas de prendre une décision.

Le revers de la médaille, c’est que nous modélisons souvent en ayant une pensée binaire. Cela implique que nous raisonnons sur des choses en pensant qu’elles deviendrons explicites « par défaut ».
C’est la raison pour laquelle, dans l’éditeur d’ontologies Protégé, il existe une fonction « Axiome de Clôture » (Closure Axiom) qui permet de fermer les propositions qui restaient ouvertes (et donc non calculables par un moteur d’inférence ).

Cette fonction est bien utile et automatise parfaitement ce que notre esprit laisse souvent en jachère dans son effort de formalisation.

Print Friendly
Signaler sur Twitter

{ 0 comments… add one now }

Leave a Comment

Previous post:

Next post: