“Être payé pour faire ce qu’on aime”, voilà la devise du consultant.

Le premier consultant de l’histoire est Simonide de Céos, celui dont la légende raconte qu’il se faisait rémunérer pour chanter ses poèmes.

Le premier consultant était un poète et, accidentellement, il fut aussi celui qui inventa l’art de la mémoire.

  • La mémoire est la première affaire du consultant.
  • La mémoire est la matière de son art.
  • Les consultants ont produit quelque chose dans l’histoire : ils ont oeuvré à la spatialisation du temps en inscrivant le flux de la conscience sur des supports ; des hypomnemata, des supports de mémoire.
  • Quand une entreprise fait appel à un consultant, c’est souvent pour constituer ou reconstituer une mémoire à l’entreprise.
  • Le terme de mémoire n’a rien de poussiéreux : c’est notre capacité à évoluer qui s’y joue en permanence.
  • Une archive n’est pas quelque chose qui doit être compris comme un simple lieu de stockage, c’est la limite grandissante et existante de notre capacité de mémoire.
  • Notre capacité de mémoire est notre ascenseur génétique, le moteur de l’évolution de notre espèce.
  • Sous nos yeux et au bout de nos main : les ramifications organiques de notre mémoire.
    Il n’y aura jamais assez de place pour les archives, cela devrait être le premier budget d’un état aujourd’hui, c’est plus que jamais notre trésor.
    L’archive comme lifelog d’un peuple.
  • Avec le numérique, l’archive doit tendre à recueuillir en “temps réel” touttes ces spatialisations du temps.
    C’est dans les archives que nous nous écrivons collectivement, et que nous nous inventons.
  • Le consultant travaille à la constitution d’une mémoire de l’organisation, c’est à dire à sa conscience.
  • Il travaille quasi exclusivement avec les plus grandes organisations car ces dernières doivent assumer des enjeux qui sont proportionnels à la hauteur de leur chiffre d’affaire. Ces enjeux sont en permanence mis à mal par l’inconsistance inhérente aux grandes compagnies.
  • La quête du sens pour résister au vide, à son absurdité.
  • Y a t il beaucoup de charlatans dans le monde du conseil ?
  • Dans les organisations de consultants, il n’y a pas beaucoup de consultants. C’est parce que le chiffre d’affaire que font les cabinets de conseil reposent sur des prestations industrialisées et automatisées que le nombre de consultants est, en fait, très faible.
  • Le conseil est souvent fade et sans saveur dans l’industrie du conseil ; cela ressemble parfois à la grande distribution du prêt à penser.
  • Il y a peu de passion dans les grandes organisations de conseil. Or, un bon consultant est toujours, et avant tout, un passionné.
  • “Être payé pour faire ce qu’on aime”, voilà la devise du consultant.
  • Le consultant n’est pas nécessairement un geek , même si tous les deux aiment ce qu’ils font.
  • La devise du geek pourrait être : “Faire les choses pour le plaisir”.