Quand le « Search » bouscule la « Business Intelligence »

by Christian on 7 juin, 2007

Ce note aurait tout aussi bien pu s’intituler « la Business Intelligence est morte : vive la Business Intelligence ! « .

Le décisionnel, ou « Business Intelligence », ce sont des méthodes et des logiciels visant à améliorer la prise et décision et la gouvernance au sein d’une entreprise.
Des données numériques sont manipulées et agrégées pour donner des tableaux de bord que l’on retrouve dans :

  • le suivis commerciaux
  • les indicateurs de production
  • l’analyse des marchés
  • les indicateurs économiques.
  • etc.

Aujourd’hui, une architecture classique d’un logiciel de Business Intelligence est la suivante :

Cette architecture comprend les données à collecter (Data Mining/cleaning) qui sont extraites par un outil d’ETL (Extract Transform and Load), puis transformées pour répondre aux besoins de traitement et enfin chargées dans un entrepôt de données.
Un logiciel de reporting OLAP (On Line Analytical Processing,) est ensuite utilisé pour faire des requêtes multidimensionnelles.
Pour information, les acteurs logiciels sollicités dans la chaîne de la BI (Business Intelligence) sont :
des logiciels d’intégration de données et de data mining qui se nomment aussi des solutions de « Data Quality » dont voici un magic quadrant du Gartner :

Bien évidemment on retrouve nos chères bases de données relationnelles :

Et enfin les logiciels de BI en eux mêmes :


Le problème, avec les solutions de BI, c’est que tout est très lourd et pas vraiment réactif, les données de base ne sont pas toujours de bonne qualité (le pire étant que l’on retrouve du Master Data Management souvent caché en embuscade).
De plus les solutions de BI concernent généralement peu de personnes dans l’enreprise : tout le monde n’a pas son tableau de bord. Disons que tout çà ne fait pas très web 2.0 .
En d’autres termes ce sont des logiciels proposant un milieu dissocié : d’un côté ceux qui pensent et prennent des décisions et de l’autre ceux qui produisent.

C’est là que le Search débarque tel un chien dans un jeu de quille. Et comme l’on sait, quand le moteur de recherche entre en piste, les cartes organisationnelles, techniques, métiers et commerciales changent : c’est toute la donne qui change.

En l’occurrence c’est la compagnie FAST, avec sa solution marketée « Adaptive Information Warehouse qui a donné le top départ d’une reconfiguration majeure du marché de la BI.

Voilà un schéma de l’approche :


Et voilà la nouvelle architecture proposée par FAST :

Il ne vous a pas échappé que notre chère base de donnée relationnelle a disparue de la photo, remplacée par l’index.

Ce qui change c’est :

  • la rapidité de traitement des données
  • l’enrichissement sémantique et l’utilisation de référentiels de l’entreprise
  • création de requête plus accéssible
  • des rapports en temps réels (et pas 24h après)
  • robustesse d’un moteur de recherche qui peut offrir du BI à toute personne dans l’entreprise, et non pas à quelques « happy few ».

FAST est donc en train d’étouffer le marché des logiciels de BI. Business Object, leader mondial du BI, n’a pas traîné et vient d’annoncer le rachat d’Inxight, une solution de text-mining et de moteur de recherche.
Mon avis est que La BI 2.0 appartiendra certainement à d’autres acteurs que ceux du BI 1.0.

Mais si le décisionnel tel qu’on l’a connu est mort, son spectre va continuer à errer dans les couloirs des entreprises pendant quelques années.

La prochaine étape sera bien-sûr la BI 3.0 (dite Semantic Web BI) avec RDF, OWL et SPARQL.

Et, pourquoi pas – pour les données n’étant pas nativement en RDF – le text-mining qui alimenterait un index dont les réponses à des requêtes automatisées peupleraient, au fil de l’eau, une ontologie.

Print Friendly
Signaler sur Twitter

{ 0 comments… add one now }

Leave a Comment

{ 1 trackback }

Previous post:

Next post: