J’ai fait un rêve
J’ai fait un rêve. Les élections avaient mal tourné.
J’ai fait un rêve. Les élections avaient mal tourné.
Pour aider les indécis, voici quelques raccourcis sur le choix à faire ce Week-end, lors du premier tour des élections présidentielles :
Nicolas, vous savez… Nicolas Sarkozy. Parce que Sarkozy c’est d’abord un prénom. C’est un des premiers hommes politique français dont le prénom soit historiquement au moins aussi fréquemment prononcé que le nom de famille. On se souvient de Balladur qui parlait souvent de “Nicôlaaas”.
D’une certaine façon, on peut dire que je ne suis pas vraiment d’accord avec les idées politiques de Marie-France Garaud. J’éprouve toutefois un vrai plaisir à l’écouter quand elle passe dans les médias. Quel phrasé et quel art rhétorique ! Ajoutez à cela cette capacité de décocher des pics à destination de ces ennemis politiques. On lui prête ainsi le bon mot suivant :
« Je croyais que Chirac était du marbre dont on fait les statues. En réalité il est de la faïence dont on fait les bidets. »

Mais ne pas être d’accord avec ses idées, ou ses arguments, ne doit pas empêcher de reconnaître que dans ses choix, elle se positionne immédiatement sur les lieux où des décisions politiques doivent être prises en priorité. More… »
Il y a une réforme dans la gestion des impôts à laquelle on pourrait penser, et que je souhaite soumettre à votre sagacité.
En reportage-photo sur la muraille de chine, Ségolène Royal parle des braves et de la … “bravitude” :
“Comme le disent les chinois, un chinois qui ne vient pas sur la grande muraille n’est pas un brave et un chinois qui vient sur la grande muraille conquiert la “bravitude”.

Serait-ce le froid de la Chine qui empêche aux lèvres de prononcer correctement certains mots français comme “bravoure” ?
On imagine les conséquences d’une telle faute lors d’un futur débat télévisé :
“Je n’ai pas, Mme Royal, votre bravitude…”
Mais, est-ce pour autant un handicap, dans la course à la présidentielle, que de faire ces fautes langagières ? Le choix de Ségolène Royal c’est d’être une icône. Et les icônes ne parlent pas ; aussi, cette fois encore, ne sera-t-elle pas pénalisée. Au grand dam de ses détracteurs.
Et, après tout, la candidate nous promet un ordre juste et non une orthographe ou un vocabulaire justes.
Juste, non ?
Il y a plusieurs droites en France, René Rémond en avait distingué trois :
More… »
Ségolène Royal donne d’elle une image d’incommensurabilité. Elle est toujours en décalage, jamais elle n’est là où on l’attend.

Author: Alain Etchegoyen
Editor: L’Archipel
Year: 2006
Category: Actualité politique
Un livre qui se lit avec plaisir. Une succession de portraits d’hommes et de femmes politiques. Il y a plusieurs distinctions qui sont mises à l’oeuvre :
- ceux qui ont des idées et ceux qui n’en ont pas : Claude Allègre et Ségolène Royal
- ceux qui sont des travailleurs et qui connaissent leurs dossiers, et les autres : Martine Aubry et Jean-françois Copé
- ceux qui sont sectaires et ceux qui ne le sont pas : Lionel Jospin et Raymond Barre
- ceux qui servent la France et ceux qui se servent de la France : Jean-pierre Rafarin et Dominique de Villepin
- ceux qui sont capables d’empathie et les autres : Jack Lang et Laurent Fabius
Au milieu de tout ce petit monde, le professeur Etchegoyen joue les candides tout en distribuant les bons et les mauvais points. Sans oublier de rapppeler qu’il est un esprit libre…et disponible.
Alain Etchegoyen nous rappelle, à chacun de ses livres, qu’avoir du style devient de plus en plus rare. Que l’amitié est ce qu’il y a de plus important et qu’il ne faut cesser de remercier ses maîtres.