Le travail en perruque à l’heure du numérique

by Christian on 14 mars, 2011

En m’appuyant sur les travaux de Michel Anteby et de Michel de Certeau, je vais tenter de montrer que l’évolution des pratiques de la « perruque », notamment dans le contexte numérique, peut donner de précieuses informations sur l’émergence d’une économie de la contribution.

Le travail en perruque

Outre le pastiche du coiffeur que désigne le plus couramment le terme de perruque, le mot désigne également une forme de détournement dans l’utilisation des biens ou de l’outil de production de l’entreprise.

La perruque peut être définie comme :

“L’utilisation de matériaux et d’outils par un travailleur sur le lieu de l’entreprise, pendant le temps de travail, dans but de fabriquer ou de transformer un objet en dehors de la production de l’entreprise” (R. Kosmann, La pérruque où le travail masqué. Renault, Histoire 11(juin), Société d’histoire du groupe Renault, Boulogne Billancourt, 20-27)
Il existe de nombreuses variantes du terme de “perruque” : “bricoles”, “pinailles”,  “bousilles”, “pendilles” en France ; “homers”, “government job” aux États-Unis ; “fidding” ou “pilfering” en Angleterre (Michel Anteby, La “perruque” en usine : approche d’une pratique marginale, illégale et fuyante (PDF). Revue Sociologie du travail, 2003, vol. 45, no 4 pp. 455-456).

Du vol caractérisé aux petits arrangements sans conséquences, il y a toute une palette de formes de travail en perruque dont les contours sont fuyants, l’activité étant d’ailleurs comparée à du braconnage. Mais la qualification qui revient le plus souvent pour caractériser le travail en perruque est celui de “détournement”.

La perruque comme pratique de détournement

Michel de Certeau, dans l’ouvrage L’invention du quotidien (vol 1. arts de faire), convoque cette forme de détournement dans le milieu du travail en y voyant le signe de pratiques sociales qui échappent au contrôle et à la gestion en manifestant une réelle créativité qui fait perdurer dans le monde de l’entreprise les “modèles opératoires d’une culture populaire” :

“Ce phénomène [la perruque] se généralise partout, même si les cadres le pénalisent ou “ferment les yeux” pour n’en rien savoir. Accusé de voler, de récupérer du matériel à son profit et d’utiliser les machines pour son propre compte, le travailleur qui “fait la perruque” soustrait à l’usine du temps (plutôt que des biens, car il n’utilise que des restes), en vue d’un travail libre, créatif et précisément sans profit.

Sur les lieux mêmes où règne la machine qu’il doit servir, il ruse pour le plaisir d’inventer des produits gratuits destinés seulement à signifier par son oeuvre un savoir-faire propre et à répondre par une dépense à des solidarités ouvrières ou familiales. Avec la complicité d’autres travailleurs (qui font ainsi échec à la concurrence fomentée entre eux par l’usine) , il réalise des “coups” dans le champs de l’ordre établi.” (pp. 45, c’est moi qui souligne et qui mets en page).

Il y a beaucoup de choses qui sont dites par de Certeau dans ce passage :

  • Ce qui est soustrait à l’entreprise est ramené au temps. En travaillant à la perruque, le travailleur se dégage un temps pour soi.
  • Ce travail est ensuite qualifié de libre. Libre au sens où ce n’est pas un travail sous contrainte ou sous contrat.
  • Il est également créatif : sans être une pratique artistique (bien que des exemples d’oeuvres d’art réalisées en perruque existent) il y a cependant  un caractère éminemment “oeuvré” des pièces produites en perruque. “Les termes d’imagination, de savoir-faire, de culture ouvrière et de “chef d’oeuvre” (avec ses connotations de compagnonnage )” sont convoqués (Michel Anteby, p 458). Les travailleurs sont reconnus dans leur compétence et l’expression de “mains d’or” est parfois attribuée à certains d’entre eux.
  • Le travail à la perruque est également dégagé de toute finalité de profit il ne s’inscrit pas dans la logique de l’économie marchande et de la propriété. Le seul “propre” de la perruque est le savoir-faire qui manifeste la singularité du travailleur dont les produits gratuits sont destinés “à signifier par son oeuvre un savoir-faire propre ».
  • Enfin, dernier aspect, et non des moindres, sur lequel nous reviendrons : le travail à la perruque s’insère dans un tissu relationnel et social d’échanges et de solidarité.

Bien qu’étant présentée comme une pratique à la marge, la perruque n’est pourtant pas à la périphérie de l’entreprise : elle a lieu en son coeur. Et le détournement dont elle témoigne semble irriguer tout un territoire où se joue des logiques d’individuation psychiques et collectives.

La perruque relève pleinement d’une conception déprolétarisante du travail : ici le travail est libre, non assujetti à des logiques marchandes, et participe à une économie relationnelle et sociale forte. La perruque est un détournement du temps de travail prolétarisant vers un temps de travail déprolétarisant

Un travail social

Si la perruque est un “travail pour soi”, c’est aussi un travail social, pour des collègues, des proches et de la famille, dans une logique non-marchande que Michel de Certeau n’hésite pas à qualifier de “modèle opératoire d’une culture populaire”.

Sans aller jusqu’à parler de “culture populaire”, M. Anteby souligne tout du moins l’importance de la logique collective dans ce qui nous apparaissait tout d’abord comme une pratique individuelle, un “travail pour soi”, ou pour son propre compte :

“Ce qui pouvait donc être dépeint comme une pratique individuelle et déviante semble […] s’apparenter à une pratique plus collective et tissée autour d’une somme de complicités.” (p. 466)

Et M. Anteby de citer un témoignage de Alain F., cadre, administration :

“Ces trucs parallèles [les perruques] sont aussi pour la hiérarchie une façon de réguler un petit peu les choses… C’est aussi important à mon sens, ce n’est pas … enfin le bénéfice n’est pas forcément qu’au niveau de la pièce, il est aussi dans la relation … qui est créée entre eux …”

Situation étrange dans laquelle c’est le recours à ce qui est officiellement interdit qui régule l’organisation industrielle. Et pour cause : la perruque est le ciment d’une individuation psychique et collective dans le travail ; sans perruque le travail devient simple emploi. Les fils de cette perruque tissent les relations d’individuation au travers des ouvrages réalisés en perruque que l’on offre par exemple lors de départs à la retraite.

Si la perruque est à la fois le poison que condamne et dénonce officiellement l’entreprise, c’est aussi un remède à des situation que l’organisation du travail prolétarisant et les logiques d’économie marchande ne peuvent pas juguler.

La stratégie du lieu propre

Nous avons vu comment la perruque, dans son détournement, instaure des logiques qui relèvent d’une économie de la contribution, bien qu’officieuse et informelle, au sein d’un environnement industriel. Nous avons vu également à quel point l’organisation industrielle du travail, soumise à l’économie marchande et consumériste, et bien qu’étant clairement distincte de la logique contributive, avait pourtant recours à cette dernière comme mécanisme de régulation. Il ne faut donc pas chercher  à les opposer mais plutôt à les distinguer pour dégager la manière dont ils composent.

Pour distinguer et articuler ces deux logiques, restons chez Michel de Certeau en convoquant la distinction qu’il fait entre stratégie et tactique, en ayant en tête que notre hypothèse de travail suppose que la première relève d’une économie productiviste et consumériste, et la seconde d’une économie contributive :

“J’appelle stratégie le calcul (ou la manipulation) des rapports de forces qui devient possible à partir du moment ou un sujet de vouloir et de pouvoir (une entreprise, une armée, une cité, une institution scientifique) est isolable.

Elle postule un lieu susceptible d’être circonscrit comme un propre et d’être la base d’où gérer les relations avec une extériorité de cibles ou de menaces (les clients ou les concurrents, les ennemis, la campagne autour de la ville, les objectifs et objets de la recherche, etc.)

Comme dans le management, toute rationalisation “stratégique” s’attache d’abord à distinguer d’un “environnement”, un “propre”, c’est-à-dire le lieu du pouvoir et du vouloir propres. Geste Cartésien, si l’on veut : circonscrire un propre dans un monde ensorcelé par les pouvoirs invisibles de l’Autre. Geste de la modernité scientifique, politique, ou militaire.” (p. 59, c’est moi qui souligne et qui mets en page)

On reconnaît, au travers de cette description, la représentation d’une organisation centralisée du travail, privilégiant le “top-down”, qui étouffe l’émergence de nouvelles pratiques et reconnaît comme étranger à son périmètre de contrôle les pratiques de perruque et en même temps les potentialités qu’elle recèlent.

Ce lieu propre, isolable et circonscrit, il faut reconnaître que les Systèmes d’Information des entreprises en sont l’illustration avec la “ligne Maginot” qu’ils essayent de construire en y engloutissant tout leur budget, bien souvent à perte.

On doit même aller plus loin dans l’analyse de cette césure entre un lieu approprié et un autre, tel que nous le propose M. de Certeau que je cite ci-après (p.60, c’est moi qui souligne et qui mets en page) :

  1. Le “propre” est une victoire du lieu sur le temps. Il permet de capitaliser des avantages acquis, de préparer des expansions futures et de se donner ainsi une indépendance par rapport à a variabilité des circonstances. C’est une maîtrise du temps par la fondation d’un lieu autonome.
  2. C’est aussi une maîtrise des lieux par la vue. La partition de l’espace permet une pratique panoptique à partir d’un lieu d’où le regard transforme les forces étrangères en objets qu’on peut observer et mesurer, contrôler donc et “inclure” dans sa vision. Voir (loin), ce sera également prévoir, devancer le temps par la lecture d’un espace.
  3. Il serait légitime de définir le pouvoir du savoir par cette capacité de transformer les incertitudes de l’histoire en espaces lisibles. Mais il serait plus exact de reconnaître dans ces “stratégies” un type spécifique de savoir, celui que soutient et détermine le pouvoir de se donner un lieu propre[…]. Autrement dit, un pouvoir est le préalable de ce savoir, et non pas seulement son effet où son attribut. Il en permet et commande les caractéristiques. Il s’y produit.

Dans ce type de configuration, les changements sont : soit décidés, soit subits, au risque d’un effondrement. C’est d’ailleurs le destin de toute organisation centrale et centralisée que de s’effondrer, rongée par une complexité croissante de paramètres qu’elle ne parvient plus à contrôler et qui la rendent aveugle.

L’auto-organisation des tactiques

Face aux stratégies M. de Certeau distingue les tactiques que nous associons au travail à la perruque :

J’appelle tactique l’action calculée que détermine l’absence d’un propre. Alors aucune délimitation de l’extériorité de lui fournit la condition d’un autonomie. La tactique n’a pour lieu que celui de l’autre.

Elle n’a pas le moyen de se tenir en elle-même, à distance, dans une position de retrait, de prévision et de rassemblement de soi  : elle est mouvement “ à l’intérieur du champs de vision de l’ennemi”, comme le disait Von Bulow, et dans l’espace contrôlé par lui.

Elle n’a donc pas la possibilité de se donner un projet global ni de totaliser l’adversaire dans un espace distinct, visible et objectivable. Elle fait du coup par coup. Elle profite des “occasions” et en dépend, sans base où stocker des bénéfices, augmenter un propre et prévoir des sorties.

Ce qu’elle gagne ne se garde pas. Ce non-lieu lui permet sans doute la mobilité, mais dans une docilité aux aléas du temps, pour saisir au vol les possibilités qu’offre un instant.

Il lui faut utiliser, vigilante, les failles que les conjonctures particulières oeuvrent dans la surveillance du pouvoir propriétaire. Elle y braconne, Elle y créé des surprises. Il lui est possible d’être là où on ne l’attend pas. Elle est ruse. » (p.60-61, c’est moi qui souligne et qui mets en page)

Bien évidemment, cette ruse fait référence à la mètis des grecs, telle que l’ont éclairé Détienne et Vernant, et que j’ai moi-même réutilisé en parlant de la mètis de Google.

A la stabilité de la stratégie qui est conçue, planifiée puis appliquée, se distingue la métastabilité et la mobilité des tactiques, toujours à l’affût du moment opportun (le kairos grec) mais “sans base où stocker les bénéfices”. C’est pourtant ce qui va changer avec le numérique : le nouveau milieu technologique va être investi par la logique du travail déprolétarisant qui subsistait dans les usines sous les traits de la perruque.

L’absence de propre qui caractérise la tactique à l’oeuvre dans le travail en perruque selon de Certeau ne tient plus. Au détournement de la perruque fait désormais écho un autre détournement : celui qui se joue dans les réseaux de communication distribués avec internet. Ce no man’s land de la propriété, ce lieu public, va devenir le lieu en propre (bien qu’informe et non centralisé) d’où va émerger des économies contributives au premier rang desquelles l’ “économie du libre”.

Le travail et la perruque à l’heure du numérique

Ainsi donc, le contexte qui est celui de Michel de Certeau reste celui de la fin des années 70. Il ne pouvait pas prendre en considération le poids actuel de l’informatique, des réseaux, et du numérique au sens large dans nos environnement de travail et dans la société.

Quelques exemples donneront immédiatement à voir les nouvelles pratiques de perruque numérique :

  • téléphoner à des proches aux frais de l’entreprise ;
  • imprimer des documents personnels avec les imprimante du lieu de travail ;
  • utiliser la connexion internet de l’entreprise à des fins personnelles ;
  • etc.

Jusque là rien de bien nouveau : à nouvelles technologies, nouvelles formes perruques. Mais que dire, par exemple, de l’approche qui consiste à utiliser ses propres biens pour travailler : travailler avec son propre ordinateur portable, utiliser son smartphone, travailler depuis son propre domicile en télétravail, etc. En matière de numérique donc, et comme le disait Eric Schmidt, puisque “innovation comes from the consumer market”, il semble que l’on assiste à des pratiques de perruques numériques inversées : ce n’est plus l’employé qui fait la perruque, c’est lui qui se fait “perruquer”.

Il ne faut pas en déduire pour autant que, dans ce retournement, le travailleur serait systématiquement perdant. En effet, la plupart de ces nombreuses pratiques sont volontaires et souvent contractuelles (nos outils de travail numérique personnels sont souvent plus “riches” que les outils proposés par l’entreprise). On quitte donc le domaine de la perruque et du champs lexical de la ruse et du détournement en passant par une forme de perruque “institutionnalisé” par certaines entreprises : les tactiques et les phénomènes d’auto-organisation qui se manifestent dans la perruque sont identifiées par la stratégie de l’entreprise qui cherche à présent à les intégrer progressivement et explicitement en son sein.

C’est le cas chez Google quand l’entreprise décide de rajouter dans le contrat de travail des ingénieurs le droit de s’investir dans des projets personnels à hauteur de 20% de son temps de travail (il y a aurait beaucoup plus à dire sur les conditions effectives d’application de ce droit qui, de plus, ne s’applique qu’aux cadres de l’ingénierie). En agissant de la sorte, Google officialise et rend légal le travail à la perruque qui n’était jusqu’alors que pratique officieuse de détournement du temps de travail.

“Folie !”, dirait le manager rationaliste et productiviste qui n’y verrait qu’une perte de productivité  de 20% assurée. Et pourtant, personne n’ira prétendre que les ingénieurs de Google sont 20% moins efficaces qu’ailleurs.

La réalité est que Google, tout comme d’autres entreprises moins médiatisées, cherche à mettre en place une organisation du travail qui favorise la créativité, l’investissement personnel au travail au travers de phénomènes d’auto-organisation qui ne sont donc pas explicités et planifiée en amont (top-down en opposition à l’innovation ascendante).

Conclusions

L’économie de la contribution s’est trouvée un lieu propre dans le numérique et avec internet comme réseau décentré, et c’est la raison pour laquelle ses logiques contributives, qui ne s’exprimaient auparavant que dans l’ombre du travail à la perruque, se sont effectivement manifestées dans l’économie du logiciel libre.

Accorder 20 % du temps de travail du salarié pour qu’il s’investisse dans un travail pour soi tout en étant dans le périmètre de l’entreprise (ce n’est des jours de RTT) c’est faire composer la stratégie de l’entreprise avec les tactiques de la perruque. Une entreprise sans ce travail libre au coeur même de la logique du travail planifié ne pourvoit que des emplois, certainement pas du travail.

La généralisation de telles pratiques à tous les salariés dans tous les secteurs pose de multiples problèmes car, pour l’instant c’est une faible partie des salariées, chercheurs et ingénieurs dans des industries innovantes qui peuvent en jouir. Comment pourrait se décliner une telle pratique pour les caissiers de supermarché ? Et pour des sociétés de services qui vendent du jour*homme ? Et d’ailleurs, n’y a t il pas plus désastreux pour le travail que d’en parler exclusivement en terme de jour*homme ?

L’enjeu en vaut la chandelle s’il s’agit d’arrêter le gâchis de ces logiques exclusives de l’emploi qui prolétarisent en masse et nous empêchent de travailler. Il y a des thérapies, des dosages et des équilibres à mettre en place, cela s’appelle une pharmacologie du travail.

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Glub mars 15, 2011 à 8:53

jour*homme et non pas jour/homme. Disserter aussi savamment sans maitriser une notion aussi simple de mesure physique me laisse pantois…
Par ailleurs les professions dans lesquelles l’ouvrier salarié est propriétaire de son propre (oui c’est une répétition) outillage sont bien antérieures à 1980 et la naissance du pécé.

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Christian mars 15, 2011 à 3:27

@ Glub, merci pour la remarque, j’ai corrigé.
Désolé de vous avoir déçu.

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Nanarf mars 16, 2011 à 3:36

Dans ma boite le patron encourageait la perruque et laissait l’accès à l’usine le samedi dans certaines conditions.
Pour lui le mec qui utilisait la cabine de peinture pour repeindre sa bagnole se formait bien mieux que lors d’un stage car il était motivé et s’il loupait le truc il passait pour un con auprès des collègues, il en était de même de l’informaticien qui développait un programme d’automate pour son train électrique.
La réaction de la maitrise qui chopait un gars en train de perruquer pendant les heures de boulot était d’évaluer la réalisation, si c’était pas intéressant le gars se faisait engueuler, si c’était bien le chef ne disait rien mais faisait un V avec l’index et le majeur, ça voulait dire t’en fait un autre pour moi mais t’as pas intérêt à te faire rechoper.
C’était dans les années 2000, ça a peut étre changer depuis

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François mars 17, 2011 à 12:48

Ça me fait penser, dans les SSII il y a du perruquage d’autres boites : les gars de la SSII placés chez X (avec bureau et matos de X) peuvent aussi bosser pour Y… C’est une pratique relativement courante (et tout benef pour la SSII).

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Pedro mars 17, 2011 à 11:04

La perruque existe dans les « sociétés de services qui vendent du jour*homme », et le principe en est relativement simple : il suffit de l’intégrer, dès le chiffrage ! Parce que c’est souvent l’ingénieur qui fait la prestation qui est aussi compétent pour la chiffrer…
Donc, vous gonflez un peu le chiffrage, dans des proportions qui paraissent normales au client et à la société de services : tout le monde l’avale sans broncher.
Et l’excès de temps… il est à vous !
Le procédé est classique, du moins chez les ingénieurs créatifs… et c’est tant mieux.

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Jean-Paul Moiraud mai 28, 2012 à 12:36

Bonjour,

Merci pour cet excellent billet. Il va me permettre d’alimenter ma réflexion sur le temps de travail dans le monde de l’éducation. La perruque dans mon secteur existe mais elle n’est jamais (ou rarement) intégrée dans le temps de travail, peu reconnue.

Bien cordialement.

JP Moiraud

Jean-Paul Moiraud

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