Shots that changed my life (24)

by Christian on 30 août, 2009

Dr Mabuse, Der Spieler (Allemagne, Fritz Lang, 1922).

L’inspecteur Wenck poursuit sa traque du diabolique Docteur Mabuse et se retrouve face à lui dans une salle de jeu enfumée. Là, sans le savoir, il va faire l’expérience des talents hypnotiques de Mabuse, grimé en vieillard.

Dans cette scène, la bestialité et l’animalité de Mabuse sont soulignées tout autant que ses dons d’hypnose et de suggestion. Et l’on se souviendra longtemps de ce plan sur le visage de Mabuse, émergeant de l’obscurité.

Raymond Bellour, dans Le corps du cinéma, soutien la thèse du cinéma comme machine à hypnose et revient sur cette scène mythique où la mise en scène souligne et donne à voir le pouvoir de l’hypnose  via « le regard hypnotique de Mabuse qui non seulement se pose sur ses victimes mais aussi sur le public et le fascine. »

Print Friendly
Signaler sur Twitter
Autres notes similaires :
  • Shots that changed my life (18)
    Le Jeu de la Mort, Hong-Kong, 1978, avec Bruce Lee. Le film n’a aucun intérêt dans la romance de son scénario ni dans sa mise en scène, et ce durant au moins la première heure de film. Seulement voilà : une vingtaine de minutes de scènes de combats enchaînées, une maison- temple où chaque niveau [...]......
  • Shots that changed my life (17)
    Le roman d’un tricheur, Sacha Guitry, France 1936. Comme tout cinéphile peut-être, il y a eu une période où je me complaisais à dénoncer le « théâtre filmé » de Guitry. Aujourd’hui, je dois reconnaître une vitalité étonnante à l’oeuvre de Guitry qui démontre avec le temps la modernité de son rapport à la pratique cinématographique. Témoin [...]......
  • Shots that changed my life (25)
    La femme des sables, Hiroshi Teshigahara, japon, 1964. Un entomologiste profite de l’hospitalité des villageois qui vivent dans les dunes et se retrouve prisonnier avec une femme, dans une maison au fond d’un trou qui menace d’être engloutie par le sable. C’est un film sur la condition humaine, la liberté, le travail, l’amour. Ces grands [...]......
  • { 2 comments… read them below or add one }

    Jean-no août 30, 2009 à 10:19

    Notons que Mabuse, comme beaucoup de super-vilains (les méchants de James Bond par ex.) est un programmeur, il planifie ses crimes. Dans « Le testament du docteur Mabuse », il rédige même l’algorithme du crime : le programme peut se dérouler sans lui, il n’y a qu’à suivre la procédure.

    Répondre

    Christian août 30, 2009 à 10:30

    Ah ..tu m’as vu venir :-)

    Il est vrai que les plans de Mabuse ont des « bugs », ainsi dans Wikipédia il est rappelé à juste titre que :

    « Une autre spécificité de Mabuse dans la galerie des méchants est sa tendance à une certaine auto-destruction. Certains analystes suggèrent du reste que, bien que N. Jacques ait invoqué le pseudonyme d’un peintre comme nom choisi pour son héros, il faut y voir une allusion au français : (je) m’abuse (moi-même). Plusieurs des complots de Mabuse échouent du fait de son propre parasitage. »

    Répondre

    Leave a Comment

    Previous post:

    Next post: