Le libre : pas si bazar que çà

by Christian on 1 décembre, 2007

Lors des récents « Entretiens du nouveau monde industriel », Roberto Di Cosmo a évoqué des travaux récents qui s’attachent à comprendre quels sont les facteurs de succès dans les projets libres.

Les analyses de Martin Michlmayr (un ex Debian Leader) ont distingué trois phases dans les projets libres qui sont considérés comme des succès (car la très grande majorité d’entre eux n’aboutissent pas ou sont abondonnés).

Ces trois phases sont les suivantes :

1. La phase Cathédrale

  • Une idée originale
  • Le projet d’un auteur
  • Des core developpers
  • La philosophie Unix

2. La phase de transition

  • Prototypage
  • Manifestation d’un intérêt
  • Design modulaire

3. La phase Bazar

  • Dévelopement distribué
  • Communauté
  • Maintenance parallèle
  • Reconnaissance de pairs

Le « design modulaire », entre l’idée de l’auteur en amont et la communauté en aval, est la pièce maîtresse qui permettra à chacun d’enrichir le projet avec un risque minimal d’impact sur la structure et la cohérence globales.

C’est peut-être ce point qui est le plus important pour les entrerprises qui veulent se lancer dans la démarche « entreprise 2.0 » . A ce titre, elle doivent tendre vers des méthodes de travail qui auront retenu les leçons de la démarche libre.

Je rappelle que les trois composantes de l’entreprise 2.0 sont :

  • la participation : passer d’un milieu dissocié à un milieu associé. Ici c’est l’aspect organisationnel et business qu’il faut repenser.
  • la simplicité : aussi bien des interfaces que des services. C’est précisement ici que la question du design intervient.
  • open data : ouvrir les données pour favoriser les mashups et la circulation de l’information. C’est la phase la plus technique.

Ceux qui ont peur du web 2.0 dans l’entreprise sont certainement les mêmes qui ne voient dans le libre que la phase bazar, en occultant la phase de transition avec son design modulaire, tout comme la phase cathédrale où il faut un auteur épaulé par une équipe commando.

D’ailleurs, je crois beaucoup à ces équipes commando.

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