Mon hypothèse : plutôt que d’encoder les données en RDF, mieux vaut encoder les URIs en RDF.
Dans la phase de design d’une architecture RESTful, les ressources clés sont identifiées puis on donne à chacune une URI.
Par défaut, quand on pense URI ou URL, c’est la représentation de l’arborescence d’un site web qui nous vient à l’esprit, et cela implique souvent un certain design des URIs qui en découlera (une taxinomie).
Mais si on appréhende les URIs non comme des branches, mais plutôt dans le cadre de la théorie des graphes, alors des opportunités plus intéressantes peuvent se présenter.
Toute la richesse de RDF peut être mise à profit pour décrire l’environnement constitué par les liens entre vos ressources. Mais les ressources elles-mêmes ne sont pas nécessairement encodées en RDF.
Cette positon a le mérite de contourner deux obstacles auxquels le web sémantique doit actuellement faire face :
- le manque de scalabilité des entrepôts RDF (avec les données en RDF donc).
- le système de requêtage des graphes en SPARQL est puissant mais c’est essentiellement un langage d’interrogation et non d’écriture (c’est bon si vous voulez faire un catalogue en RDF, mais si c’est pour faire une application avec un nombre important d’écriture, çà a des chances de ne pas tenir).
Ce débat existe-t-il ?
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