Je crois au livre numérique – ou à l’eBook – (qui pourra également se développer sur des devices non spécifiques comme sur un iPod / iPhone).


Je crois aussi au livre imprimé à la demande.

Je crois que c’est à la fois une bonne chose car on passe d’un milieu dissocié (je produis, tu consommes) à un milieu associé (chacun est partie prenante dans la production), mais aussi une moins bonne chose car c’est un champ d’investigation pour le marketing qui ne produit pas toujours les meilleurs résultats.

Ces nouveaux livres, numériques ou imprimés la demande, sont un vrai pharmakon, à la fois remède et poison:

  • Remède, quand le ebook permet de nouvelles pratiques de lecture grâce auxquelles nous pouvons réinventer notre rapport à l’écriture. Remède pour le livre imprimé à la demande car, bien qu’il soit un objet imprimé sans qualités, il fait de nous une instance décisionnaire dans la production de l’objet de lecture.
  • Poison, car les autorités auquelles nous nous en remettions sont remises en question et se remettent en question (une maison d’édition, une bibliothèque). Chacun ayant peur d’une tendance pouvant anémier la production littéraire, ne serait-ce que quant à sa qualité.

De fait, avec cette évolution, on comprend que les outils de collaborative selling (réseaux sociaux) soient investis par les éditeurs qui souhaitent constituer – et connaître – le “graphe des lecteurs”. Au moins, les éditeurs qui investissent dans cette présence numérique du livre, qui ne se réduit pas à une simple vitrine, auront-ils retenus la leçon des égarements des majors dans la musique.
Chacun aura compris que je suis très friand des teXtes de Virginie Clayssen.