Re-designer le web : « back to http »

by Christian on 17 juin, 2007

Le web est une architecture de service.
Pourtant, nous continuons à nous le représenter comme un lieu dans lequel on voyage et sur lequel on « surfe ». On se promène : on va chez des amis, on tient son blog comme un chez soi, on visite des boutiques en lignes, etc.


Ces représentation imagées du web ne sont pas fausses, mais elles tendent à masquer une réalité et, par là même, elles tendent à figer à la fois l’évolution du web et celle de nos pratiques.

Il faut donc rappeler que le web est une architecture de service, pas un monde virtuel dans lequel on se promène. Second life est pour moi la cristallisation de cette représentation du web comme un monde virtuel. Un jeu qui se drape des oripeaux du web, mais n’a que très peu à voir avec le web.

Mais les mentalités résistent à se représenter ce qu’est une architecture de service. Il est difficile d’expliquer à un internaute, après tout ce qu’il a entendu, qu’on ne surfe pas sur le web : on appelle des services.

A l’heure ou il faut re-designer le web, il faudra peut-être se résoudre à mettre notre planche de surfeur au placard.

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Aurélien juin 17, 2007 à 11:32

Je dirais plutôt que le web devient une plateforme de service. A la base le web n’est que l’un des services de la plateforme Internet comme l’email ou l’instant messaging.

Le service que fournit le web est l’accès à des ressources, ces ressources étant reliées par des hyperliens on a cette sensation de surfer.

Mais le web évolue (on lui à même accolé un 2.0), l’accès et la manipulation de ces resources a été normalisé ou au moins théorisé (REST). Sur la base d’un seul service: accès à des ressources on a construit de multiples services (liste des livres de tel auteur sur amazon, résultat d’une recherche sur google,…)

Les sites webs se pensent donc désormais à 2 niveaux: la partie visible du site web à destination des surfeurs. Et une partie invisible, le « backend » l’API de service à destination des mash-ups.

Pas question de ranger la planche de surf, mais désormais il faut aussi penser à la table de mixage.

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Christian juin 17, 2007 à 12:22

J’avais effectivement REST en tête, et si l’on veut faire évoluer la partie visible pour les utilisateurs il faut la mettre en corrélation avec la partie pour les machines.

Le risque serait que les deux s’éloignent de plus en plus, telles les berges d’un fleuve, car alors la dimension participative serait potentiellement remise en cause.
« Ranger sa planche de surf » cela veut dire être au moins autant acteur et amateur que simple concommateur (surfeur)
Merci pour la qualité de ton commentaire Aurélien.

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Aurélien juin 17, 2007 à 1:34

Pas de bon commentaire sans des billets de qualité.

Possible que je développe un peu plus l’idée sur mon blog. Et merci pour ton passage sur ce dernier.

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