Dans la précédente note, j’avançais qu’il fallait arrêter de présenter la pratique du web comme relevant du surf car cette dernière masquait trop la réalité de l’architecture de service du web (basée sur le protocole http).
Comme j’ai eu 3 ou 4 remarques de vive voix après sa publication (outre le commentaire sur site d’Aurélien), je me suis aperçu à quel point la métaphore du surf était non seulement vivace, mais presque sacralisée :
« touche pas au grisbi ! »
Cela me donne donc une bonne opportunité d’exercer mon cynisme moqueur envers ceux qui veulent mordicus continuer à « surfer« .
Allons-y alors, mais dans la bonne humeur et au second degré bien sûr.
—
Ainsi donc, je me suis aperçu que j’étais entouré de surfeurs :

Pour que « çà farte » les principes de bases sont les suivants :
- Les liens « Kassés » c’est des vagues à éviter :

- L’essence du surf, c’est la glisse sur les hyperliens :

- La serendipité, c’est très important de savoir se laisser surprendre :

- Trop de clicks peut fragiliser le poignet :

- « Error 404 page not found » : calme plat, plus de vagues :

Finalement, « surfer » c’est un peu comme tenir le monde numérique entre ses mains :

—
Plaisanteries mises à part (que l’on veuille bien m’excuser pour cette digression intempestive) , il faudrait préciser pourquoi le web attire autant le vocabulaire nautique.
J’ai ma petite idée, mais peut-être vous aussi ?
Signaler sur TwitterAutres notes similaires :
- C’est vraiment dommage : Philippe Vilamitjana, le directeur de l’antenne de France 5 a décidé d’arrêter « Arrêt sur image », la célèbre émission critique sur le media-télévision. Mais quel meilleur point de vue que le web pour continuer à faire vivre l’esprit de l’émission ? Et pourquoi ne pas proposer des services qui la rendrait plus [...]......
- Le RSS est une fonctionnalité qui change mes pratiques. En syndiquant les flux RSS des sites qui m’intéressent, je passe moins de temps à « surfer » Avant : j’ouvrais mon navigateur, puis page d’accueil sur Google, je faisais mes recherches, et si je trouvais des sites intéressants je les ajoutais dans mon carnet d’adresse. Aujourd’hui : [...]......
- Je viens de faire l’acquisition d’un écran supplémentaire pour travailler avec deux écrans grâce au système du bureau étendu. Mais les choses ne sont pas aussi simple que je l’avais imaginé. Dans un premier temps, j’ai affiché sur l’écran supplémentaire tout ce qui était « message communicationnel » : réseaux sociaux, messagerie électronique, instant messaging. Cette configuration, [...]......


{ 2 comments… read them below or add one }
LOL !!
Plus sérieusement, à travers ce concept de « surf » ou de navigation, c’est au concept d’hypertexte que tu te touches, or celui-ci, qui est une des bases du web, fait référence au feuilletage, système qui rappelle le livre, indispensable pour la prise et l’apprentissage de la connaissance. Il ne faut pas oublier que le Web est aussi un dispositif de lecture, le surf ou le feuilletage est un moyen pour feuilleter dans ce dispositif. A propos de la référence à la navigation, il faudrait vérifier, mais je me demande si ce n’a pas été inventé par Netscape en nommant son navigateur, netscape navigator.
Quelques références sur le sujet (plus ou moins lointain) :
- Raja Fenniche, Lecture et hypertexte, http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00128600
- Ollivier Dyens, Le web et l’émergence d’une nouvelle structure de connaissances, http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00000267
- Benoît Melançon, Sommes-nous les premiers lecteurs de l’Encyclopédie ? http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00000269
- Bertrand Gervais, Naviguer entre le texte et l’écran. Penser la lecture à l’ère de l’hypertextualité, http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00000283
- Et l’essentiel Christian Vanderdorpe, Du papyrus à l’hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture, éd. La Découverte, Paris, 1999. (si tu veux, je te le prête)
{ 3 trackbacks }