Le calcul

by Christian on 27 septembre, 2005

Je serai sûrement amené à parler de plus en plus de calcul. Aussi m’a-t-il semblé nécessaire d’évoquer l’origine du terme et de la pratique qu’il suppose.
Calcul vient du latin calculus qui signifie caillou. Ce qui semble indiquer que les premières pratiques de calcul se faisait avec des petits cailloux.

Dans tout calcul c’est le singulier et la singularité qui se perdent : on compte 2 vaches de la même manière que 2 arbres, et c’est bien pour çà que l’on peut compter avec des cailloux. (les cailloux sont effet plus facile à manipuler que les vaches). En calculant avec des cailloux, je manipule des unités et non des singularités, car les singularités sont incommensurables entre elles. Pour compter et pour calculer il faut bien sûr qu’il ait commensurabilité.
J’ai tout d’abord pensé que le calcul était apparut lorsque l’homme avait commencé à faire des stocks ; que l’on calculait lorsque l’on avait des stocks à gérer. Mais à la réflexion, ce n’est pas tellement pour les stocks eux mêmes que l’on calcule, c’est pour la distribution ,qui suit le stockage, que se prédestine l’acte calculatoire.

Je crois donc que l’origine du calcul vient du partage. C’est quand il faut partager, quand il faut distribuer, que l’on calcule. C’est quand il faut faire des parts que l’on calcule, surtout si ces parts doivent être justes ou équitables.

Quelques propositions :

  • Le partage correspond à la division. Puis quand est apparu le stock, on a commencé à emmagasiner, ce qui correspond à additionner.
  • Je préssent que la distinction que fait Platon entre la logistique et l’arithmétique recouvre celle entre la division et l’addition.
  • Notre ancêtre pouvait très bien tuer une antilope tout seul, mais il devait aller la partager après ; ce devait être la règle du jeu. Mais lorsqu’il faisait le partage, comment procédait-il ? En donnant des parts équitables, ou en fonction de ses préférences et de ses affinités ?
  • Il faut avoir mis des choses en commun pour faire des stocks puis les redistribuer.
  • Si nous étions des enfants sauvages, nous ne compterions ni ne calculerions pas. Il faut être plusieurs pour qu’il y ait un besoin de calcul.
  • Nous vivons une époque dans laquelle le calcul devient hégémonique.
  • Qu’est ce que cela veut dire que l’on peut calculer du texte ? « Word processing ».
  • A-t-on raison de parler de la puissance de calcul d’un ordinateur ? En effet, un processeur exécute des instructions ; en quoi cela relèverait-il du calcul ?
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