Pratique d’Internet

Le RSS est une fonctionnalité qui change mes pratiques. En syndiquant les flux RSS des sites qui m’intéressent, je passe moins de temps à “surfer”


Avant : j’ouvrais mon navigateur, puis page d’accueil sur Google, je faisais mes recherches, et si je trouvais des sites intéressants je les ajoutais dans mon carnet d’adresse.
Aujourd’hui : je lance mon agrégateur de flux RSS qui récupère l’ensemble des nouvelles publications des sites auxquels je me suis abonné. Si je dois faire des recherches le vais sur Technorati qui fait des recherches sur les blogs. Pourquoi directement des recherches sur les blogs ? Tout simplement par ce que je ne recherche plus tellement de l’information mais surtout des avis et des commentaires sur certains points. Dis autrement, je suis plus intéressé par ce qui se dit sur un sujet que par le sujet lui-même. C’est un point très important.
Qu’est ce qui a changé ? Google n’est plus sur la photo, bien sûr.

Le principe de Google est primitif. Mais c’est en même temps son système de ranking par popularité qui a fait son succès dans un environnement de pages web statiques. Par ailleurs, c’est par définition un outil de convergence de l’Internet. Google a ainsi participé de manière forte à ce que l’on pourrait appeler, avec Bernard Stiegler, la “synchronisation des consciences” des utilisateurs d’Internet. La constitution d’Internet doit beaucoup à Google. Le Business a eu besoin de cette constitution pour investir dans les nouvelles technologies car un marché s’est ainsi constitué, et une nouvelle audience de masse est apparue.

Mais aujourd’hui, avec RSS, je m’abonne pour recevoir des informations que j’ai moi même demandé. Je suis donc, comme beaucoup d’autres, sorti de la logique de popularité de Google. Pourquoi cette logique est-elle à présent révolue ? Parce que de nouvelles fonctionnalités permettent à présent de :
1. structurer les supports numériques (XML)
2. d’informer des mises à jours (RSS)

Comment va réagir le Business, c’est à dire le négoce, face à ces changements ? Je tenterai de l’expliciter dans trois prochaines notes :
1. La distinction de l’otium et du negocium.
2.
la différence entre usagers, utilisateurs et pratiquants.
3. Ontologies informatiques : la grammaire de notre cerveau.

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