Les technologies relationnelles dans les systèmes d’information

Après l’informatique embarquée et l’informatique de gestion, tend à s’en rajouter une troisième informatique qui est l’informatique relationnelle. Celle-ci ne repose plus sur des technologies de gestion mais sur des technologies relationnelles.

Pour expliciter ce qui se passe, il faut d’abord dire que ces deux informatiques, de gestion et relationnelle, malgré les différences que je vais souligner, ne s’opposent pas systématiquement. Ainsi, une application peut relever à la fois d’une informatique de gestion et d’une informatique relationnelle. more »

Des techniques relationnelles aux technologies relationnelles

L’évolution du web et le succès des réseaux sociaux ont mis en avant l’importance de ce que nous nommons d’une manière plus large les “technologies relationnelles”. Celles-ci débordent et diffèrent pourtant de ce que nous appelons les “réseaux sociaux”, en nous référant aux grands noms des services en ligne que sont Facebook ou Twitter, pour ne citer que les plus populaires d’entre eux.
C’est ce débordement que je souhaiterais décrire, notamment en distinguant les techniques relationnelles des technologies relationnelles. Cette distinction pouvant être appréhendé à partir du prisme des pratiques relationnelles.

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Les relations de soin

La question du soin est au centre des discussions contemporaines, que ce soit sous l’aspect du «care» anglo-saxon ou de la pharmacologie de Stiegler . Elle déborde de son périmètre originaire, parental et médical, pour envahir la plupart des champs disciplinaires : politique, économique, philosophique, scientifique et technologique. Frédéric Worms, dans «Le moment du soin», revient fort à propos sur la question en proposant une analyse très stimulante, et importante, pour pouvoir aborder dans de bonnes conditions la question des technologies relationnelles et des réseaux sociaux.

Pourtant, tout le monde n’apporte pas le même crédit à la question du «soin». Ainsi Jacques Rancière est peut-être un cas emblématique de ceux qui refusent de prendre cette question du soin au sérieux : «Les procédures de la critique sociale ont en effet pour fin de soigner les incapables […] Et les médecins ont besoin de ces malades à soigner. Pour soigner les incapables, ils ont besoin de les reproduire indéfiniment», écrit-il sur un ton acerbe (Le spectateur émancipé p.54) en même temps qu’il dénigre les «docteurs médecins» qui se plaisent à faire des diagnostics sur le grand corps malade de la société contemporaine. more »

La pollution relationnelle

Nous tendons vers une économie de plus en plus relationnelle. Par “relationnelle” j’entends que chaque chose n’est ce qu’elle est que dans le faisceau des relations qu’elle entretien avec les autres choses. Rien de bien nouveau certes, cela a toujours été ainsi. Mais comme le nombre des relations et des interactions a décuplé depuis un siècle, comme la densité du tissu relationnel s’est singulièrement accrue, c’est la nature même des choses qui en est changée.

je voudrais ici prendre pour exemple la manière dont, dans ce contexte relationnel, les questions de santé publique sont dangereusement négligées par l’état, les institutions et la puissance publique. Notamment parce que, dans cette économie relationnelle, nous devons de plus en plus faire face à des mécanismes de pollution (industriels, financiers, agricoles, etc.) qui sont eux-mêmes relationnels.

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