14 Fév 2014, 12:57
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Savoir et industrie

C’est salle Jean-Dame, 17 rue Léopold Bellan, métro Sentier, ligne 3  le Samedi 1er mars 2014 de 14 heures à 17 heure (Entrée libre et gratuite).

La société industrielle qui est apparue à la fin du XVIIIè en Europe Occidentale a modifié en profondeur le statut des savoirs – savoir théorique, savoir faire, savoir vivre.

Jusqu’alors privilège des clercs et d’un pouvoir essentiellement symbolique, les sciences formant le savoir théorique s’émancipant de la philosophie et de la théologie sont devenues le cœur du devenir économique – et, derrière lui, du devenir social qui s’en est trouvé profondément transformé – tout en contribuant à la destruction des savoir faire (comme le montrent les Fondements de la critique de l’économie politique de Marx).

Après que le XXè siècle ait vu naître en Amérique du Nord une nouvelle époque de l’industrie – taylorienne et consumériste, fondée sur le marketing et les industries culturelles, formant des marchés de masse en prenant le contrôle des comportements en court-circuitant les savoir vivre, dominée par le soft power américain – , le XXIè siècle voit la question des savoirs et de leur rapport à l’industrie revenir au premier plan.

Avec cette nouvelle question des savoirs émerge un smart power (c’est à dire une nouvelle stratégie planétaire de l’Amérique du Nord) tandis que de très profondes transformations de l’appareillage industriel se concrétisent à grande vitesse (y compris comme industrie de l’enseignement) à travers les réseaux numériques, les imprimantes 3D et l’automatisation généralisée.

Pour analyser ce contexte émergent, et pour y projeter de nouvelles perspectives, nous vous invitons à participer à la mairie du 2è arrondissement, le samedi 1er mars, à 14 heures, à une rencontre au cours de laquelle nous en débattrons à partir des quatres exposés suivants :

 Jean Paul Karsenty : Performance sans formance n’est que ruine de la responsabilité et de l’engagement.

Gabriel Colletis : L’industrie comme bien commun.

Olivier Landau : L’impression 3D :  ruptures techniques, industrielles et sociales – et dernière brique de la révolution numérique ?

Bernard Stiegler : Savoirs, automatisation et désautomatisation.

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