Cela commence par une idée d’utilisation de ChatRoulette : y relier les cameras de surveillance pour “crowdsourcer” la supervision.

Et puis l’on se rend compte que le spectre des usages et des pratiques est beaucoup plus large que ce que l’on y voit aujourd’hui.

ChatRoulette est le service actuel avec un potentiel pharmacologique (poison, remède, bouc-émissaire) le plus important : orages et polémiques intenses à l’horizon. Objet de pulsion mais aussi de désir : il offre un spectre relativement inédit puisqu’on peut y aller aussi bien pour assouvir ses besoins et ses pulsions que pour y chercher une rencontre et faire naître une philia numérique improbable.

Par ailleurs, pour faire le lien avec les travaux d’Esther Duflo que j’évoquais ces derniers jours, c’est aussi un outil très apte à utiliser la méthodologie des essais cliniques grâce :

  • au caractère aléatoire ;
  • au faible coût ;
  • à tous ces internautes qui ne demandent qu’à être “patient”.