Stupeur à l’assemblée nationale Jeudi 9 avril dernier : alors que tout semblait joué d’avance concernant le projet de loi HADOPI, “des actes de flibuste” de la gauche, qui consistent à “cacher des parlementaires et à ne les faire entrer dans l’hémicycle qu’une fois le vote appelé  (propos de M. Karoutchi) ont permis de rejeter le projet de loi.

Dans un précédent texte sur la Mètis de Google j’écrivais :
Rien d’étonnant à ce que la mètis soit une intelligence qui s’exprime dans des situation de compétition, de guerre ou de chasse. Dans ces situations ou la science des immuables et de la vérité n’a plus prise. On est ici au cœur de l’action, du vivant et du devenir.
La mètis est cette forme de l’intelligence qui s’exprime dans la ruse et permet des retournements de situations spectaculaires : ce qui était joué d’avance se retrouve déjoué et l’irréalisable se réalise.
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Bien sûr, chacun sait que la loi garde toutes ses chances d’être finalement approuvée dès le 28 Avril prochain, mais des possibilités se dessinent toutefois :
  1. Tout d’abord l’Élysée, en déclarant que “cette loi résulte d’un accord conclu entre les artistes, les producteurs et les entreprises de télécommunications”, semble ne pas se rendre compte à quel point de tels propos peuvent être choquants tant ils avalisent la pratique de la politique comme une simple activité d’enregistrement du lobbyisme. De tel propos ne peuvent que déservir ceux qui veulent imposer la voix des industries de rentes de situation ;
  2. Ensuite parce que ce retournement imprévu de situation donne du temps à la contestation du web pour se maintenir et se concrétiser, notamment par la manifestation du 25 Avril 2009 contre la loi HADOPI ;
  3. Enfin, parce que l’on se rapproche des élections européennes et que la proximité entre la polémique autour d’HADOPI  et ces échéances électorales risque de rappeler à certains hommes politiques qu’ils doivent parfois quitter leur échanges avec les lobbies et aller au devant les électeurs. Ce qui pourrait changer, pendant quelques semaines, leur façon de considérer la loi HADOPI.