Sueurs froides dans la distribution de produits culturels

by Christian on 2 avril, 2008

Le nouveau service d’Amazon permet d’acheter un produit en ligne en envoyant un SMS. Ce service s’appelle TextBuyIt.

Il suffit de donner l’identifiant d’un livre par exemple, ou son titre, pour voir sa disponibilité et son prix, puis l’acheter avec un SMS sur son téléphone portable.

On imagine déjà les couloirs d’une FNAC avec les clients qui consultent les livres puis tapent l’ISBN du livre pour finalement l’acheter en ligne par SMS.
Les enseignes deviennent des vitrines ou l’on voit et on touche physiquement les produits, mais l’acte d’achat se fait en ligne (même pas besoin d’avoir le dernier téléphone avec accès web). La tendance n’est pas nouvelle, mais elle va en s’amplifiant avec la simplification et l’automatisation des moyens de paiement.
Après les opérateurs télécom qui ne veulent pas investir dans les infrastructures hauts débit pour que les bénéfices aillent aux serveurs d’audience des sites web, voici que les distributeurs deviennent bien malgré eux les gérants de magasins où le tiroir caisse est chez Amazon.
Grosses sueurs froides dans le monde de la distribution.

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Virginie Clayssen avril 3, 2008 à 2:11

Je trouve ton post à peine une heure après en avoir publié un quasi identique… C’est malin ! Mais tu avais tiré le premier. Je trouve que ça vaut bien quelques sushis. Peut-être même un peu de saké.

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Hubert Guillaud avril 3, 2008 à 10:32

En fait, c’est pas jeune comme idée. Juste amusant de voir le temps qu’il a fallu pour qu’elle arrive à maturité…
http://www.internetactu.net/2004/10/13/les-codes-barre-renforcent-linteraction-reelvirtuel/

Quoique maturité est un bien grand mot.

En France, sur le livre, j’avoue que cela n’a pas beaucoup d’impact, à cause du prix unique (à moins que TextBuyIt permette aussi de regarder les offres d’occasion ??). C’est aussi mal mesurer l’impulsion dans l’achat : même si Amazon me propose 2 euros de moins un produit que je pourrais avoir dans 3 à 10 jours, alors que je l’ai sous la main, si j’en ai envie vais-je hésiter longtemps ?

Pour les autres produits, peut-être, si le comparateur est vraiment effectif (quid du prix de la livraison, de celui du service après vente, etc.). Un produit peut être un peu moins cher en ligne, mais engendrer des frais cachés plus importants. Les acheteurs en ligne le savent bien.

Enfin et surtout, va-t-il falloir ainsi appeler mes 40 magasins, réels et virtuels pour comparer les prix ? Car je peux aussi appeler Carrefour, Leclerc, But, Conforama, etc. Pour essayer de trouver le même canapé que je suis en train d’essayer et comparer les prix. Le plus dur va être souvent de trouver le même produit.

Enfin, c’est croire, qu’en France surtout, la concurrence est libre. Regardez bien le prix de vente d’un écran dans les 30 grandes surfaces autour de chez vous et si vous voyez des différences de prix significatives, appelez-moi. Vous pouvez aussi faire la comparaison dans les magasins en ligne.

Bref, tout cela pour dire que je ne suis pas sûr que cela fonctionne aussi simplement. D’autres disent qu’on repère en ligne les livres qui nous intéressent et qu’on finit par l’acheter chez son libraire. Comme quoi ;-).

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Hubert Guillaud avril 3, 2008 à 10:35

(Hubert, obligé de dupliquer son commentaire donc) ;-).

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Alain Pierrot avril 3, 2008 à 11:14

Il serait intéressant de creuser les implications de la différence d’accès entre téléphonie et URL/URI. Le caractère « point à point » de la liaison téléphonique et l’universalité de la numérotation garantissent la transaction et empêchent, jusqu’à nouvel ordre, les opérateurs télécom de revendiquer un rôle d’intermédiation, qui pourrait déboucher soit sur la gestion d’une place de marché, soit sur une activité de distributeur.

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Christian avril 3, 2008 à 11:37

Oulà y a du beau monde ici 🙂

@ Hubert : toutes tes remarques sont justes et pleines de bon sens. On peut aussi comparer avec les prix à l’étrangers non ?

@Alain : j’ai pas bien compris, ce serait les opérateurs télécom qui joueraient ce rôle de gestion d’une place de marché ou de distributeur ?

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Alain Pierrot avril 4, 2008 à 10:41

Les Telco considèrent effectivement qu’un manière de croître au delà de leur rémunération sur le traffic et de ‘reconstituer leurs marges’ pourrait bien passer par la monétisation du contenu des accès sur leurs réseaux… Même tentation que les FAI !

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