HYPOTHÈSE :
Un jour viendra où votre entreprise vous dira :

Voilà les données et les ressources du système d’information, et voilà l’interface graphique qui vous permettra de créer les applications que vous souhaitez.

DES APPLICATIONS GÉNÉRÉES PAR LES UTILISATEURS
Personne n’aurait vraiment la même application, la notion même d’application deviendrait floue. Chacun créerait aisément ses propres services, au besoin en utilisant une librairie de composants génériques.

AGILITÉ

Le métier change ? Hop, je m’adapte immédiatement en modifiant mes services paramétrés. Pas besoin d’attendre le déploiement de la nouvelle version d’un progiciel.

SINGULARITÉ ET DEVELOPPEMENT DES CONNAISSANCES

C’est parce qu’il y aura une forme de singularité, même apparente, dans nos logiciels, que le plaisir de travailler s’en trouvera décuplé.

IMPACT SUR LE MANAGEMENT DES SYSTÈMES D’INFORMATION
Le management des système d’information va devoir se penser de manière distribué. Ce que cela change :
– plus de notion de processus métiers, ni de re-engineering : chacun outille son processus
– le management du SI se concentre sur l’architecture de l’information, l’interopérabilité et la sémantique des données.
– plus de MOE et de MOA, on arrête de travailler comme si l’on construisait un bâtiment (ouf!)

IT’S ALL ABOUT SEMANTIC
Mashup, Pipe, et inférences, et chacun fait son petit chez soi au travail, chacun se construit lui-même l’automatisation du traitement numérique de l’information.
Dans ce contexte, la sémantique des données prend tout son sens.
Il y aura une grande vague de sémantisation / structuration des informations dans l’entreprise.

MATURITÉ ET ENSEIGNEMENT
Cela suppose une plus grande sensibilité et maturité des salariés dans la maîtrise de l’informatique. Cette sensibilité et cette éducation ne peut être assumée par l’entreprise elle seule. L’école elle même ne pourra assumer ce rôle, ou en tout cas pas tels que les systèmes éducatifs sont actuellement conçus.
C’est internet qui assume cet investissement gigantesque (nous, particuliers ,habitués au web). Cela est possible car internet est la plus grosse économie d’échelle en matière d’apprentissage et de découverte.

STOP A LA PROLÉTARISATION

Dans cette évolution, chacun regagne ce que les progrès technologiques lui avaient enlevé : la connaissance. Chacun peut s’imaginer voir le bout du tunnel du prolétariat.
C’est une évolution diachronique, pour le bien de tous, y compris du capitalisme.
Je pense pourtant qu’il y aura deux catégories de population : ceux qui feront leurs applications / services, et ceux qui ne les feront pas. La maturité d’un pays pourrait se mesurer au pourcentage de la population générant eux-même leurs applications.

RISQUE ET POSITIONNEMENT DANS L’ENTREPRISE

Le premier risque que l’on imagine c’est que cela pourrait être le bordel.
Ensuite vient ce que j’ai évoqué : il faut une population de salarié compétents pour être autonome.
Le malaise des décideurs : ceux dont la fonction consiste à demander des rapports : bye, bye !
Il ne faut pas croire que tout est dispersé dans la nature … Une ontologie d’entreprise centralisée sera garante de la sémantique des données et des inférences proposées.
Quelques nouveaux métiers :
COM : Chief Ontology Manager
CSM : Chief Semantic Manager
CLM : Chief Logic Manager

USER GENERATED APPLICATION

Je propose d’appeler cette tendance “User Generated Application” en référence aux “user generated content”.