Histoire et actualité du Middleware

C’est bien connu, l’ensemble des applications du système d’information d’une entreprise reposent sur des bases de données utilisant des sémantiques différentes.

Alors, pour que tout çà puisse causer ensemble il y avait trois principales solutions :

  • passer à un ERP, c’est à dire que vous donnez les clés de votre système d’information à votre fournisseur de logiciel.
  • faire du codage “à la main” pour les échanges entre vos applications.
  • mettre des briques logicielles tissant des liens d’échange entre les applications, c’est pareil que le point précédent, à part qu’un éditeur vous propose un atelier logiciel unique pour développer et gérer ces d’échanges (EAI)

Et bien maintenant les éditeurs réinvestissent ce terrain fructueux du middleware en proposant des solutions de Master Data Management. C’est quoi ? C’est une base de données dans laquelle on gère un format pivot de l’information. Ce dernier assure la sémantique et la synchronisation des différentes bases applicatives connectées.

C’est bien de proposer tout çà, mais c’est quant même mieux d’encoder les données aux normes du web sémantique plutôt que de construire des usines à gaz entre chaque application. Ne vaut-il pas mieux dépenser ses bugbets au niveau de l’architecture de l’information plutôt qu’au niveau de l’architecture de la couche applicative ?

L’embêtant est que ces investissement dans le middleware pérennisent le maintient de solutions logicielles qui ne jouent pas le jeu de l’inter-opérabilité (“si, si, on fait du XML”, répondraient-ils avec cynisme), et cette situtation retarde la pénétration des normes web sémantiques dans les entreprises.

– Mais, pourrait-on m’objecter, il y a les architectures orientés service (SOA) et les Web services !
– A quoi je répondrais : où avez vous vu de la sémantique dans les Web services ?
– Mais il y a quand même un changement de paradigme intéressant dans ces architecture de service !
– A quoi je répondrais : les éditeurs facturent des logiciels (et de la maintenance), pas des services (au sens service rendu, pas au sens “Professionnal Services”). Quand ce sera le cas, on en reparlera.

Pour continuer la discussion sur le rapport entre Web sémantique et Web services, les recherches sont en cours comme le prouve ce compte-rendu d’Eric van der Vlist d’un séminaire organisé par le W3C sur cette problématique : http://xmlfr.org/actualites/tech/060306-0001 .

A la lecture de ton billet, je me pose quand même une question. Je ne suis pas sûr que les normes du Web sémantique soit systématiquement une solution pour structurer tous les types d’information manipulés par une entreprise. Dans un certain nombre de cas, le XML pur peut représenter une solution tout aussi efficace et offrant des moyens de validation, en particulier, qui assure l’intégrité des données en vue de leurs échanges.

[Reply]

Oui, mais ces moyens de validation devront être réalisés à chaque fois de manière spécifique. Plonge-toi dans l’evironnement informatique d’une grande société et tu verras que qu’orchestrer tout çà en restant sur du XML n’est pas une sinecure.
Cela dit merci pour lien, que je recommande, notamment le papier de Fabien Gandon : Web services in corporate semantic web

[Reply]

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.