Euphorie cinématographique

by Christian on 12 octobre, 2013

J’ai des souvenirs d’euphorie cinématographique. Fut un temps où je les trouvais dans des comédies musicales ; elles sont à présent ailleurs.

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Le film fini, on trimballait encore avec soi cette sensation euphorique qui nous forçait à pousser la chansonnette en essayant de faire des claquettes.

 

Il me semble que le cinéma ne travaille plus vraiment la sensation d’euphorie, peut-être parce que celle-ci serait perçue comme étant mièvre ?

Le cinéma de Jacques Demy était un cinéma de l’euphorie

 

Le dernier refuge de l’euphorie au cinéma est dans un tout autre registre que la comédie musicale puisqu’il s’agit des films d’arts martiaux. Ici aussi, le film fini, on ne peut s’empêcher d’esquisser quelques mouvements de kung-fu et s’imaginer courir sur la cime des arbres ou à la surface d’un lac.

Si les comédies musicales et les films d’arts martiaux sont des genres euphoriques c’est peut-être parce qu’ils sont des films où la mise en scène doit s’agencer avec une chorégraphie.

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Si Spiderman est le super héros le plus apprécié des jeunes, et même des très jeunes, c’est parce que, de tous les superhéros, c’est celui qui provoque le plus l’euphorie. Ses déplacements et ses combats sont des chorégraphies ; certes ce n’est plus une chorégraphie de music-hall mais plutôt de gymnastique rythmique et sportive, mais le principe reste le même et l’effet est garanti : à la fin du film tout le monde fait semblant de se balancer au bout d’un fil de toile.

 

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Au final l’euphorie au cinéma provoque toujours une sensation de lévitation.

 

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