Nous vivons un miracle

by Christian on 11 février, 2007

Le « miracle grec » vient du fait que les techniques d’écriture, y deviennent orthothétiques. Tout à coup, la Grèce a émergé en laissant des traces qui nous parlent directement, plus qu’avec des dessins ou des écritures hiéroglyphiques.

Par analogie, nous vivons une période de l’histoire miraculeuse. Nos descendants nous décriront comme les hommes et les femmes d’une époque miraculeuse.

Tout çà parce que nous nous inscrivons nos vies sur supports numériques, et en réseau.

Aucune révolution de l’écriture ne s’est faite sans profonds changements politiques et religieux ; que va-t-il nous arriver ? Comment être un acteur politique de ces changements ?

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Olivier G. février 12, 2007 à 4:07

A ceci près que les grecs ont laissé des traces qui ont perduré jusqu’à nous, et que la durée de vie d’un CD (par exemple) n’est pas de plus de une ou deux dizaines d’années…

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Christian février 12, 2007 à 4:54

Bonjour Olivier,
Eh oui, çà n’a plus le charme de la bonne vieille inscription au burin sur la pierre. 😉

Outre que les supports numériques évoluent dans le temps, la durée de vie des supports numériques est aussi prolongée par la possibilité de copie et de duplication.

Mais alors, des choix et des sélections se font.

Quand j’ai récupéré mes vielles disquettes, j’ai pas tout pris, j’ai fait des choix (poutant c’est pas la taille qui imposait ces choix).
Ce sont NOS choix qui donneront un visage au miracle (çà ça va plaire aux bibilothécaires et aux conservateurs ! ).

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Victor Nimagine février 14, 2007 à 6:26

De fait, le cerveau humain est une bonne prothèse périphérique des ordinateurs…Mon ordinateur n’oublie rien, mais ne réfléchit pas beaucoup. Moi, j’oublie tout, ce qui laisse le temps de réfléchir…
Victor

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le bateleur février 15, 2007 à 11:17

Fascination de l’étudiant pour son objet d’étude
qui finit
pour peu qu’il oublie d’équilibrer le « tout arrive » avec des éléments stables du passé
par le faire vivre dans un décors hollywoodien plein d’effets spéciaux
dans lequel il ne voit plus que la lumière (l’éclairage artificiel renvoyé par tous les éléments clinquant qui l’environnent)

Pendant un temps
lors de l’apparition de l’hypertexte et du livre de Levy à propos de l’idéographie dynamique
j’ai eu le regard occupé

mais une étude précise du degré d’interactivité et des degrés de liberté du lecteur en situation comparé
m’a montré à quel point
plus la technologie se prétend intelligente et plus le lecteur est abruti
(à rapprocher des « maîtres explicateurs » de Joseph Jacotot, bien pires que les maîtres abrutisseurs … qui laissent l’esprit libre et ne contraignent que le corps)

L’hypertexte est d’une pauvreté crasse
comparable au voyage en autoroute (ne dit-on pas d’ailleurs les autoroutes de l’information ?)
les sorties sont indiquées
et les liens que l’intel-ligence était censée produire
sont donnés par le … système.

Sa production suppose un asséchement de la procédure de production
qui est décrit souvent comme une mise en qualité (affirmer c’est cacher son … fondement)

Le code jusqu’à en vomir ?

Ceux qui seront nait dedans sauront, eux, le prix de l’analogique
et vous (?) jetteront à la tête ce … formica.

Luc Comeau-Montasse

du fagot des Nombreux
————-
dans les années 50 dans les campagnes des gens proposaient des tables en formica brillantes et facile à nettoyer, en échange des tables en chêne, lourdes et incommodes

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