Qui suis-je ?

Photo Christian Fauré

Je n’ai fait que m’amuser jusqu’à ma majorité.

J’ai commencé à aimer travailler en classe de terminale. Devant la médiocrité de certains enseignants et face à ma propre médiocrité, je me suis adonné à la lecture. Une lecture toute particulière, puisqu’il s’agissait des manuels scolaires. A un point que pour chaque matière, je consultais plusieurs manuels scolaires afin de noter les similitudes et mesurer les écarts. Je me plaisais à évaluer leur qualité pédagogique, à leur attribuer des bonnes et des mauvaises notes.

Tout comptait : le format, la rigidité de la couverture, la qualité du papier, les choix de couleurs, la typographie et présentation. Mais ce qui était le plus intéressant c’était de comparer la pédagogie, et à ce sujet je notais souvent que tel ou tel manuel expliquait très bien certaines parties du programme tout en étant très mauvais sur d’autres. Cela m’a beaucoup interpellé car, pensais-je, comment un auteur qui expliquait si bien une partie du programme pouvait-il être aussi confus dans une autre, qui était pourtant relatif à la même matière ?

A ce moment, la pédagogie est devenue pour moi comme une musique dont la partition était toujours changeante. Le même texte pouvait être lu et relu plusieurs fois pour y trouver à chaque fois un sens nouveau. Comprendre quelque chose ou faire comprendre quelque chose est une expérience magnifique. Heidegger disait que dans tout apprentissage, c’est le maître qui apprend le plus, c’est bien vrai.

Depuis ce temps, j’aime voir, écouter, et lire des choses que je ne comprends pas. Les études de philosophie me tendaient donc les bras. De toutes les matières qui figuraient au programme de terminale, la philosophie était en effet celle qui produisait des textes et des propos les plus incompréhensibles. Mais de cette incompréhension qui vous réjouit et vous donne le sentiment d’être comme un aventurier devant un nouveau mystère.

Mes centres d’intérêt ont été la phénoménologie et les fondements des mathématiques ; aujourd’hui mes axes de recherche recouvrent les thématiques abordées et développées dans le cadre de l’association « Ars Industrialis ».

Entre ces années d’études et aujourd’hui il y a le travail, la carrière. Plus de 16 années riches d’expériences ; dans des lieux différents, des entreprises de taille et de secteurs différents, et dans des métiers tout aussi différents.

Depuis 2004, sous l’impulsion des travaux de Bernard Stiegler j’ai enfin pu nouer le noeud dont les extrémités sont la philosophie et technologie. Ce qui n’était jusqu’alors qu’un mélange d’eau et de gaz commence à prendre stature. Vous pourrez en lire quelques manifestations dans ce blog.

Parcours :

Aujourd’hui  :

  • Manager chez Octo Technology
  • Membre du Conseil d’Administration d’Ars Industrialis
  • Membre du Conseil d’Administration de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation)

Avant :

  • Freelance sur les sujets d’architecture technique et de transformation digitale
  • Principal Architect, Capgemini
  • Enseignant à l’Université Technologique de Compiègne
  • Senior manager chez Atos Origin
  • Unilog Management, structure de conseil du groupe LogicaCMG.
  • Nemesia : Cabinet de conseil spécialisé dans le management des connaissances
  • EADS Telecom : Activité telecom et sécurité.
  • EADS Sycomore : SSII positionnée sur le middleware et l’administration des systèmes.
  • Motorola : Fab de semi-conducteurs.

Formation :

MBA, IAE Panthéon Sorbonne.
Maîtrise et DEA de Philosophie, Université Toulouse le Mirail.
Elève à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes (Je ne me suis jamais autant ennuyé de ma vie).

M’écrire : mail(at)christian-faure.net

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Nicolas août 21, 2008 à 5:28

Bonjour,

J’ai récemment adhéré à Ars Industrialis, en partie grâce à vous et je voulais vous remercier pour ce blog extrèmement précieux. Je n’ai pas particulièrement d’enregistrement à vous passer que vous n’ayez déjà.

J’habite Toulouse et ai étudié au Mirail comme vous. C’est amusant.

Bref ! Je voulais juste vous remercier et vous dire, comme vous m’avez rendu un espèce de service sans le savoir en mettant à la disposition de mes oreilles ces enregistrements, que si je peux faire quelque chose pour vous rendre ce service, n’hésitez pas à me contacter. Une communauté de pensée est déjà un début de communauté, en ces temps d’individualisme pathologique…

Au plaisir

Nicolas.

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étienne septembre 6, 2011 à 6:43

Beau « Qui suis-je ? » Plaisir à lire

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Bernard Chabot mai 29, 2013 à 7:33

Bonjour Christian,
J’ai eu plaisir à lire votre article, car j’ai ai reconnu une sémantique qui résonne au plus profond de moi, … et qui rejoint une démarche personnelle dans laquelle j’ai d’abord failli « me perdre » car j’ai trop longtemps négligé certaines disciplines aux auxquelles, je ne m’été soit pas suffisamment intéressés (ex : langues étrangère, philosophie, …) soit par ce qu’elle ne m’intéressais pas (histoire, …) soit pas ce que « je n’avait pas le temps » … trop focalisé sur les sciences, techniques et technologies, j’ai dépensé beaucoup de temps et d’énergie en essayant de comprendre quelque chose qui me dépassait complètement … et que je prends maintenant conscience que je ne pouvez pas comprendre en ayant délaissé tout un pan de connaissances complémentaires.
Je voulais vous en remercier. En espérant que nous aurons l’occasion d’échanger à d’autre reprise.
Bien Cordialement,
Bernard Chabot

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pierre martin décembre 30, 2013 à 10:35

Beau parcours universitaire,professionnel et intellectuel

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Arnaud-Guilhem Le Ribault novembre 6, 2015 à 2:46

Je n’ai à date lu que l’article sur la Blockchain et le Qui Suis-Je, mais, putain, quel pied. Quel pied !

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Cortes avril 13, 2016 à 10:43

Bonjour, je passe le plus clair de mon temps dans un atelier, seul. J’écoute des conférences durant le temps de mon travail. Stiegler est un penseur que je réécoute tout comme vous relisez, il est une source vive d’élévation, « à mes oreilles ». Merci d’archiver cette parole précieuse, c’est un travail indispensable.

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