Pas un compte rendu, car je ne fais que restituer ce qui m’a stimulé, et je n’ai vu qu’un dixième de l’événement.

(Hubert Guillaud lance le BookCamp)
Il y avait beaucoup de monde, avec pas mal de blogueurs qui gravitent dans la “bouquinosphère”. Une quinzaine d’ateliers étaient proposés : édition 2.0, les liseuses (software et hardware), chaîne de publication XML, économie du livre, métadonnées, etc.
Je n’ai pu participer qu’a deux ateliers : celui sur les liseuses animé par Alain Pierrot et Hadrien de FeedBook, ainsi que celui sur les sites web des éditeurs animé entre autres par Virginie Clayssen.
Bien sur, dans ce type d’évènement informel il y a toujours le risque de se retrouver avec des personnes qui parlent beaucoup et monopolisent la parole pour, au final, ne rien avoir à dire. Mais cela fait partie du jeu et n’enlève rien à l’intérêt général de la manifestation.

Dans l’atelier sur les liseuses (eBook), Alain Pierrot était venu avec de la matérialité symbolique : un exemplaire de son nouveau Kindle, que ceux qui ont pu toucher la chose ont trouvé de bonne facture et agréable à lire. Mais aussi avec deux autres ouvrages papier illustrant les capacités d’impression d’actuelles (papier, impression couleur, typographie, etc.), d’ailleurs je lui laisse le soin de rappeler les références en commentaire car j’aimerais bien acheter le plus petit des deux.
(Hadrien et Alain)

Hadrien , notre petit génie français des technologies du livre numérique a su, tout en retenue comme à son habitude, éclairer les contraintes des formats et des technologies inhérentes à la publication numérique sur ces liseuses.
Virginie Clayssen, dans l’atelier sur la présence des éditeurs sur le web, nous a rappelé combien il a été difficile pour les maisons d’édition de surmonter nombre de préjugés sur ce nouveau milieu technologique. Et il reste encore beaucoup de chemin à parcourir (mais sans Wendel çà ira certainement plus vite). Virginie a commencé par l’exercice intéressant qui consiste à aller voir la trace des sites d’éditeurs grace à la WayBackMachine des archives internet.

Mes remarques et intervention à ces deux ateliers ont été les suivantes :

  • Concernant les liseuses, je pense que ce qui est déterminant pour que ce type de périphérique s’impose ce n’est pas tant le hardware ou le software que la capacité à proposer au lecteur de s’inscrire dans une communauté synchronisée de lecteur. Par exemple, en permettant d’échanger avec les personnes qui sont en train de lire le même livre que vous. Avec ce type d’approche, il m’apparaît que l’expérience de la lecture devient un exercice moins solitaire, et c’est en cela que ces liseuses peuvent profondément modifier nos pratiques de lecture, et donc d’écriture. J’effleure ici juste le sujet, mais j’espère pouvoir y revenir avec plus de précisions, car cette approche me tient à coeur.
  • Concernant les sites d’éditeurs, ma remarque a été une question puisque j’ai demandé si les éditeurs étaient conscients que leur site web devait avant tout être fait pour les machines, notamment en permettant d’exposer les données du catalogue éditeur pour qu’il puisse être “consommé” et valorisé pleinement ailleurs sur la toile et pas seulement en se rendant sur l’URL de l’éditeur. Virginie m’a répondu que c’était aussi la voie à suivre pour elle. Si Got avait été là il aurait même rajouté qu’un bon catalogue n’existe qu’en tant qu’End Point Sparql avec le catalogue au format RDF.


Merci à Hubert Guillaud et les parrains de l’événement, ainsi qu’à tout ceux qui ont participé à l’animation des ateliers pour ce magnifique moment. Je suis reparti heureux et, qui plus est, avec un tee-shirt collector au logo du BarCamp !