On sait que pour bloguer il faut au moins deux choses (dans une proportion variable) : avoir quelque chose à dire ou à vendre, et avoir de l’ego.

Mais l’ego n’est paradoxalement pas quelque chose de très sociable.

L’auteur du blog Adscriptor est un limier de la toile, comme le disait Olivier : un paparazzi du web (celui qui a besoin d’avoir la dernière exclusivité), à l’affût de la nouveauté, en amont des informations. Son multi-linguisme lui permet de rentrer chaque nuit avec ses pépites informationnelles venues d’outre-atlantique.
Son blog c’est sa raison d’être, sa réputation, et l’audience qui va avec. Alors, quand un petit jeune lui pique une image, reprend ses propos sans le citer, son sang ne fait qu’un tour.
Et voilà que l’on nous sort les grands mots avec la “déontologie du blogeur”, le “code de conduite” et même l’invocation des autorités suprêmes en la personne de Tim O’Reilly.
Mais, disant cela, on pointe du doigt et on traîne le coupable sur la place publique de son blog, on démontre l’infamie et l’on expose les pièces à conviction face au jury populaire.
Il est dit que citer ses sources, c’est la moindre des choses, mais voilà que pour cette chose moindre on fait beaucoup de bruit.
Ce bruit là m’a donné la nausée.

ps. S’il supprime son billet je supprimerai celui-ci, car je fais la distinction entre une erreur et une faute.