<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <rss
version="2.0"
xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
><channel><title>Christian Fauré &#187; SOA</title> <atom:link href="http://www.christian-faure.net/tag/soa/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.christian-faure.net</link> <description>Hypomnemata : supports de mémoire</description> <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 13:01:47 +0000</lastBuildDate> <language>fr</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Une certaine conception de la souveraineté s&#8217;exprime aussi dans les choix d&#8217;architecture</title><link>http://www.christian-faure.net/2009/02/05/une-certaine-conception-de-la-souverainnete-sexprime-aussi-dans-les-choix-darchitecture/</link> <comments>http://www.christian-faure.net/2009/02/05/une-certaine-conception-de-la-souverainnete-sexprime-aussi-dans-les-choix-darchitecture/#comments</comments> <pubDate>Wed, 04 Feb 2009 23:25:53 +0000</pubDate> <dc:creator>Christian</dc:creator> <category><![CDATA[Défaut]]></category> <category><![CDATA[Architecture]]></category> <category><![CDATA[Intelligence]]></category> <category><![CDATA[milieu_associé]]></category> <category><![CDATA[milieu_dissocié]]></category> <category><![CDATA[REST]]></category> <category><![CDATA[SOA]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.christian-faure.net/?p=930</guid> <description><![CDATA[Dans son Post-scriptum sur les sociétés de contrôle (1990), Deleuze commence par rappeler le travail fait par Foucault qui a décrit l&#8217;avènement des sociétés de disciplinaires des 18° et 19° siècles, qui atteignent leur apogée au 20° siècle : Elles [les sociétés disciplinaires] procèdent à l&#8217;organisation des grands milieux d&#8217;enfermement. L&#8217;individu ne cesse de passer [...]
Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/04/13/il-faut-plus-quun-homme-et-une-femme-pour-faire-un-enfant/' rel='bookmark' title='Il faut plus qu&#8217;un homme et une femme pour faire un enfant'>Il faut plus qu&#8217;un homme et une femme pour faire un enfant</a> <small>La psychanalyse freudienne porte en elle une certaine vision dans...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/03/15/reponse-a-une-objection-sur-la-proletarisation-dans-les-societes-informatiques/' rel='bookmark' title='Réponse à une objection sur &laquo;&nbsp;la prolétarisation dans les sociétés informatiques&nbsp;&raquo;'>Réponse à une objection sur &laquo;&nbsp;la prolétarisation dans les sociétés informatiques&nbsp;&raquo;</a> <small>Didier Girard, sur Application Servers , fait une remarque intéressante...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2007/11/19/limplicite-et-lexplicite-dans-les-reseaux-sociaux/' rel='bookmark' title='L&#8217;implicite et l&#8217;explicite dans les réseaux sociaux'>L&#8217;implicite et l&#8217;explicite dans les réseaux sociaux</a> <small>On peut dégager deux tendances dans la constitution des réseaux...</small></li></ol>]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Dans son <a
href="http://aejcpp.free.fr/articles/controle_deleuze.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aejcpp.free.fr/articles/controle_deleuze.htm?referer=');"><em>Post-scriptum</em> sur les </a><em><a
href="http://aejcpp.free.fr/articles/controle_deleuze.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aejcpp.free.fr/articles/controle_deleuze.htm?referer=');">sociétés de contrôle</a> (1990), </em>Deleuze commence par rappeler le travail fait par Foucault qui a décrit l&#8217;avènement des sociétés de disciplinaires des 18° et 19° siècles, qui atteignent leur apogée au 20° siècle :</p><blockquote><p>Elles [les sociétés disciplinaires] procèdent à l&#8217;organisation des  grands milieux d&#8217;enfermement. L&#8217;individu ne cesse de passer d&#8217;un milieu clos à  un autre, chacun ayant ses lois : d&#8217;abord la famille, puis l&#8217;école (« tu n&#8217;es  plus dans ta famille »), puis la caserne (« tu n&#8217;es plus à l&#8217;école »), puis  l&#8217;usine, de temps en temps l&#8217;hôpital, éventuellement la prison qui est le milieu  d&#8217;enfermement par excellence.</p></blockquote><p><span
id="more-930"></span>Cette logique est à présent arrivée à terme et vit une importante période de crise:</p><blockquote><p>Nous sommes dans une crise généralisée de tous les milieux d&#8217;enfermement,  prison, hôpital, usine, école, famille. La famille est un « intérieur », en  crise comme tout autre intérieur, scolaire, professionnel, etc. Les ministres  compétents n&#8217;ont cessé d&#8217;annoncer des réformes supposées nécessaires. Réformer  l&#8217;école, réformer l&#8217;industrie, l&#8217;hôpital, l&#8217;armée, la prison ; mais chacun sait  que ces institutions sont finies, à plus ou moins longue échéance. Il s&#8217;agit  seulement de gérer leur agonie et d&#8217;occuper les gens, jusqu&#8217;à l&#8217;installation de  nouvelles forces qui frappent à la porte.</p></blockquote><p>Ce qui frappe à la porte, c&#8217;est l&#8217;avènement des sociétés de contrôle :</p><blockquote><p>Ce sont les sociétés de contrôle qui  sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires. « Contrôle », c&#8217;est le  nom que Burroughs propose pour désigner le nouveau monstre, et que Foucault  reconnaît comme notre proche avenir.</p></blockquote><p>Le <em>contrôle</em> dont parle Deleuze n&#8217;est pas tant le fait d&#8217;une logique de la &laquo;&nbsp;manipulation&nbsp;&raquo; que d&#8217;une logique de &laquo;&nbsp;modulation&nbsp;&raquo;. Celle-ci passe par <strong>le protocole</strong> d&#8217;un réseau. Or, sur le réseau, comment se redéfinit <strong>la souveraineté</strong> ? Si le réseau est l&#8217;instrument d&#8217;un contrôle, comment s&#8217;exerce-t-il et par qui, maintenant que les frontières au sein des institutions des sociétés disciplinaires se délabrent et deviennent poreuses ?</p><p>On pourrait ici rappeler le titre du livre de Jeremy Rifkin sur l<a
href="http://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-lacc%C3%A8s-nouvelle-culture-capitalisme/dp/2707146080/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233785541&amp;sr=8-1" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.amazon.fr/L_C3_A2ge-lacc_C3_A8s-nouvelle-culture-capitalisme/dp/2707146080/ref=sr_1_1?ie=UTF8_amp_s=books_amp_qid=1233785541_amp_sr=8-1&amp;referer=');">&#8216;Âge de l&#8217;accès</a>, car la souveraineté sur le réseau passe en partie par le contrôle de l&#8217;accès aux informations (en l&#8217;occurrence <em>numériques</em>). On peut être dans le réseau sans pour autant jouir de toutes les modalités d&#8217;accès et de navigation : il faut des passes, des <em>logins</em> et des <em>passwords</em>. Il faut s&#8217;identifier et être identifié pour qu&#8217;une topologie du réseau s&#8217;instancie pour nous, pour qu&#8217;une connexion s&#8217;établisse et qu&#8217;une porte s&#8217;ouvre.</p><p>Parlant de réseaux, il faut différencier certaines typologies de réseaux, et donc de protocoles. Une des spécificités du protocole web est sa topologie de <strong>milieu associé</strong> qui fait de lui le réseau sur lequel les logiques dissociées &#8211; qui continuent à exercer une forme de souveraineté sur des réseaux de distribution dissociés &#8211; sont inopérantes.</p><p>Cette longue introduction, et je m&#8217;en excuse, n&#8217;était là que pour tenter d&#8217;expliciter les motivations qui peuvent &#8211; inconsciemment ou non &#8211; pousser une entreprise à faire <strong>certains choix engageant en matière d&#8217;architecture</strong> de son système d&#8217;information. Par exemple en choisissant de faire un projet SOA (Service Oriented Archtitecture) en privilégiant une archtiecture technique s&#8217;appuyant sur <a
href="http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/">SOAP et les Web Services</a> plutôt que sur un <a
href="http://opikanoba.org/tr/fielding/rest/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/opikanoba.org/tr/fielding/rest/?referer=');">style d&#8217;archtiecture REST</a>.</p><p>Bien souvent le choix se portera sur SOAP si l&#8217;entreprise veut faire de son projet <strong>la (re)conquête d&#8217;une souveraineté</strong> : mettre au pas une organisation éclatée avec des processus différents, dans différentes branches ou différents pays. L&#8217;intérêt de l&#8217;architecture SOAP étant qu&#8217;elle propose une architecture distribuée tout en maintenant des règles strictes et centralisées d&#8217;accès et de diffusion des informations.</p><p>Dans le cas de SOAP on utilisera le protocole <strong>HTTP uniquement comme protocole de transport</strong>, c&#8217;est à dire que l&#8217;ensemble des méthodes et des informations seront placées dans des enveloppes remises au &laquo;&nbsp;facteur HTTP&nbsp;&raquo;. On se refuse donc à exploiter HTTP en tant que protocole applicatif (avec son interface uniforme), ce qu&#8217;il est pourtant, et qui est précisément ce sur quoi met l&#8217;emphase le style REST.</p><p>Que SOAP ne marche pas techniquement, qu&#8217;il soit une aberration architecturale puisqu&#8217;il utilise le protocole HTTP pour distribuer ses objets en <strong>traitant une ressource distante sur le réseau comme une ressource locale</strong>, bref tout les arguments techniques (et financiers) ne pèseront pas dans la balance. Le style REST ne sera pas retenu car il ouvre la porte à la totalité de la logique du protocole applicatif HTTP, c&#8217;est à dire à la logique d&#8217;un milieu associé dans lequel la gouvernance induit de penser à nouveau frais la question d&#8217;une souveraineté du système d&#8217;information. Celle-ci passera nécessairement par une politique basée sur la participation qui, <em>de facto</em>, impose que l&#8217;on croit en la possibilité d&#8217;une <strong>intelligence collective </strong>au sein de l&#8217;entreprise.</p><p>Maîtriser l&#8217;accès et la sécurité (en tout cas le croire), forcer des usages et imposer des pratiques sont <em>infine</em> les arguments explicites ou implicites qui persuadent les décideurs, et ce au moins autant que la viabilité technologique et la pertinence des solutions qu&#8217;ils doivent implémenter. <strong>Le web, peu d&#8217;entreprises en veulent vraiment derrière leur</strong> <strong><em>f</em><em>irewalls</em> :</strong> on veut bien &laquo;&nbsp;webiser&nbsp;&raquo; des écrans d&#8217;applications, utiliser HTTP mais uniquement comme protocole de transport et se donner l&#8217;illusion que l&#8217;on fait du web parce que l&#8217;on a des &laquo;&nbsp;<em>Web</em> Services&nbsp;&raquo;, mais accepter le web, le vrai, cela impliquerait de revoir ses conceptions de la souveraineté ainsi que la force avec laquelle on croit aux mots que l&#8217;on prononce lorsque l&#8217;on dit que &laquo;&nbsp;les salariés sont la première richesse de l&#8217;entreprise&nbsp;&raquo;.</p> <span
class="post-twitter" ><a
href="http://twitter.com/home?status=Chez%20%40ChristianFaure%20%3A%20%22Une%20certaine%20conception%20de%20la%20souverainet%C3%A9%20s%27exprime%20aussi%20dans%20les%20choix%20d%27architec%22%20http%3A%2F%2Ftinyurl.com%2Fyc6h24h" title="Signaler sur Twitter" rel="nofollow" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/home?status=Chez_20_40ChristianFaure_20_3A_20_22Une_20certaine_20conception_20de_20la_20souverainet_C3_A9_20s_27exprime_20aussi_20dans_20les_20choix_20d_27architec_22_20http_3A_2F_2Ftinyurl.com_2Fyc6h24h&amp;referer=');">Signaler sur Twitter</a></span><p>Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/04/13/il-faut-plus-quun-homme-et-une-femme-pour-faire-un-enfant/' rel='bookmark' title='Il faut plus qu&#8217;un homme et une femme pour faire un enfant'>Il faut plus qu&#8217;un homme et une femme pour faire un enfant</a> <small>La psychanalyse freudienne porte en elle une certaine vision dans...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/03/15/reponse-a-une-objection-sur-la-proletarisation-dans-les-societes-informatiques/' rel='bookmark' title='Réponse à une objection sur &laquo;&nbsp;la prolétarisation dans les sociétés informatiques&nbsp;&raquo;'>Réponse à une objection sur &laquo;&nbsp;la prolétarisation dans les sociétés informatiques&nbsp;&raquo;</a> <small>Didier Girard, sur Application Servers , fait une remarque intéressante...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2007/11/19/limplicite-et-lexplicite-dans-les-reseaux-sociaux/' rel='bookmark' title='L&#8217;implicite et l&#8217;explicite dans les réseaux sociaux'>L&#8217;implicite et l&#8217;explicite dans les réseaux sociaux</a> <small>On peut dégager deux tendances dans la constitution des réseaux...</small></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.christian-faure.net/2009/02/05/une-certaine-conception-de-la-souverainnete-sexprime-aussi-dans-les-choix-darchitecture/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Le style d&#8217;architecture SOA</title><link>http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/</link> <comments>http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/#comments</comments> <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 12:46:46 +0000</pubDate> <dc:creator>Christian</dc:creator> <category><![CDATA[Défaut]]></category> <category><![CDATA[Architecture]]></category> <category><![CDATA[Entreprise-2.0]]></category> <category><![CDATA[REST]]></category> <category><![CDATA[SOA]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.christian-faure.net/?p=706</guid> <description><![CDATA[Invité comme conférencier à la réunion annuelle des directions informatiques du Ministère de l&#8217;Éducation Nationale qui se tenait à Cannes, j&#8217;ai pu mesurer &#8211; une fois de plus &#8211; le fossé qui se creuse entre d&#8217;une part la manière dont on parle des systèmes d&#8217;information, dont on vend des projets informatiques, et d&#8217;autre part la [...]
Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/09/23/la-verite-sur-le-soa/' rel='bookmark' title='La vérité sur la SOA'>La vérité sur la SOA</a> <small>Roy Fielding, a propos des SOA, des &laquo;&nbsp;Service Oriented Architecture&nbsp;&raquo;...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/02/14/cest-quel-editeur-qui-fait-ca/' rel='bookmark' title='C&#8217;est quel éditeur qui fait çà ?'>C&#8217;est quel éditeur qui fait çà ?</a> <small>Je croise un consultant qui travaille sur les architectures de...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/02/05/une-certaine-conception-de-la-souverainnete-sexprime-aussi-dans-les-choix-darchitecture/' rel='bookmark' title='Une certaine conception de la souveraineté s&#8217;exprime aussi dans les choix d&#8217;architecture'>Une certaine conception de la souveraineté s&#8217;exprime aussi dans les choix d&#8217;architecture</a> <small>Dans son Post-scriptum sur les sociétés de contrôle (1990), Deleuze...</small></li></ol>]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Invité comme conférencier à la réunion annuelle des directions informatiques du Ministère de l&#8217;Éducation Nationale qui se tenait à Cannes, j&#8217;ai pu mesurer &#8211; une fois de plus &#8211; le fossé qui se creuse entre d&#8217;une part la manière dont on parle des systèmes d&#8217;information, dont on vend des projets informatiques, et d&#8217;autre part la manière dont on réalise les projets informatiques.</p><p><span
id="more-706"></span><br
/> Le conférencier externe qui me précédait lors de cet événement venait parler de la SOA (Service Oriented Architecture). Quant à moi, je parlais juste après lui des architectures ROA, de REST et du Cloud Computing. Autant dire que, sur beaucoup de points, nos discours étaient dissonants voire contradictoires pour l&#8217;auditoire.<br
/> Aussi, la question qui revenait au moment du déjeuner était :</p><blockquote><p>&laquo;&nbsp;Mais alors, faut-il faire de la SOA ou pas ?&nbsp;&raquo;</p></blockquote><p>Ma conviction est que la seule chose que propose une démarche SOA c&#8217;est <strong>un dessin</strong>, celui des sempiternels blocs qui s&#8217;agencent sur un socle EAI ou ESB, avec un moteur de règle magique qui traîne dans un coin. Ce dessin est une sorte de <strong>fantasme récurrent depuis plus d&#8217;une décennie dans le mode de l&#8217;informatique de gestion d&#8217;entreprise</strong>. L&#8217;illusion repose sur ce principe très simple que, pour masquer une complexité, il faut la mettre dans une boîte. Bien sûr, cela ne résout rien, mais cela repose l&#8217;œil de voir toutes ces petites cases qui s&#8217;agencent à merveille dans le format d&#8217;un slide de power point. A un tel point que je ne suis pas loin de penser que la SOA, qui n&#8217;est pas une architecture au sens strict, relève plutôt d&#8217;une &laquo;&nbsp;architecture power point&nbsp;&raquo; : <strong>comme si le support et le format de communication conditionnait l&#8217;avenir d&#8217;un système d&#8217;information</strong>.</p><p>Je suis donc de plus en plus convaincu que <strong>la SOA est finalement un style d&#8217;architecture</strong>, pour reprendre l&#8217;expression de Fielding, mais dont les contraintes qui s&#8217;expriment n&#8217;ont rien à voir avec la réalité d&#8217;un système d&#8217;information mais bien plutôt avec les contraintes du support de présentation qu&#8217;est le slide de power point.</p><p>Pour éclairer ce point, il faut jeter un regard en arrière sur les schèmes utilisés par les vendeurs de logiciels, et qui sont toujours utilisés, encore aujourd&#8217;hui.</p><p>Ainsi, lorsqu&#8217;il y a plusieurs années, les premiers éditeurs proposant des solutions d&#8217;EAI (Entreprise Application Integration) venaient présenter les bénéfices de leur logiciel aux Directions des Systèmes d&#8217;information, voici ci-après les schémas qu&#8217;ils utilisaient.</p><p>Tout d&#8217;abord ils présentaient les flux de données que s&#8217;échangent les applications entre elles :</p><div
id="o_-l" style="padding: 1em 0pt; text-align: left;"><img
style="width: 482px; height: 337px;" src="http://docs.google.com/a/christian-faure.net/File?id=dgc94t4h_26csd8zhdt_b" alt="" /></div><p>Forcément, ce plat de spaghetti est le cauchemar des responsables des systèmes d&#8217;information : çà part de tous les côtés et, pour maintenir en état et gérer tous ces échanges, ce n&#8217;est pas une sinécure.<br
/> Mais tout çà c&#8217;était avant ! Avant que les solutions d&#8217;EAI (aujourd&#8217;hui marketée en ESB : Enterprise Service Bus, dans le cadre des démarches SOA) n&#8217;arrivent en vous présentant cette formidable image :</p><div
id="ycot" style="padding: 1em 0pt; text-align: left;"><img
style="width: 495px; height: 326px;" src="http://docs.google.com/a/christian-faure.net/File?id=dgc94t4h_27g4vw7fcz_b" alt="" /></div><p><em>(j&#8217;ai pris ces images au hasard, il y en a des milliers similaires sur le Web)</em></p><p>Avec une telle représentation c&#8217;est le calme, l&#8217;apaisement et la rationnalité qui s&#8217;imposent enfin. Le bus d&#8217;entreprise (ESB) permet &laquo;&nbsp;simplement&nbsp;&raquo; de brancher (<em>to plug</em>, comme <em>plug and play</em>) chaque application du système d&#8217;information afin qu&#8217;elle puisse dialoguer simplement avec le reste du système d&#8217;information.</p><p>Le couple formé par <strong>ces deux images possède un pouvoir de conviction et d&#8217;adhésion</strong> qui me surprend toujours. Il semble inusable. Il a été décliné initialement avec Tuxedo pour les middleware orientés transactionnel, puis avec MQseries pour les Middleware orientés Message, puis avec les solutions d&#8217;EAI, et après par les Solutions de SOA, il est en train d&#8217;être repris au niveau des données avec les démarches de Master Data Management, on le retrouve dans l&#8217;UIMA de IBM pour le Text Mining et, pour finir, Google vient de nous le resservir avec son API (<em>pas</em>) OPEN Social :</p><div
id="qkxa" style="padding: 1em 0pt; text-align: left;"><img
style="width: 331px; height: 306px;" src="http://docs.google.com/a/christian-faure.net/File?id=dgc94t4h_28c96nfbd5_b" alt="" /></div><p>Mais, en vérité, le fondement de l&#8217;interopérabilité, dans un système d&#8217;information, ce n&#8217;est pas tant que les applications ou les services se parlent, c&#8217;est que <strong>les données soient ouvertes</strong>. Si les données n&#8217;étaient pas encapsulées dans les applications, l&#8217;image magique du Bus et des démarches orientées services perdraient tout leur intérêt.</p><p>Le principe de ce schéma est toujours le même : placer à la périphérie les éléments du système d&#8217;informations (applications, services, données, réseaux sociaux, etc), puis <strong>poser la pièce maîtresse au centre</strong>, le rouage ultime, qui va permettre d&#8217;articuler tout ce petite monde. En cela le schéma va plonger dans notre <strong>subconscient</strong>, reproduisant ici le système solaire, ou là le moyeux la roue. Parfois aussi le temple ou la pyramide, quand on fait appel à des modèles non concentriques.</p><p>Mais ce que ne dit pas ce schème de représentation, c&#8217;est précisément <strong>ce qu&#8217;il exclut</strong> :</p><ul><li>il ne dit pas que la solution est loin d&#8217;être magique : à défaut de &laquo;&nbsp;solution&nbsp;&raquo; on a plutôt <strong>une boîte à outil</strong> qui permet de relier les fils entre eux, mais il faut se taper tout le boulot.</li><li>il ne dit pas qu&#8217;il exclut <em>de facto</em> tout ce qui n&#8217;est pas relié au bus. En reliant des applications au service, on enferme encore plus ses applications, ce qui <strong>rend le système d&#8217;information endogène</strong> : l&#8217;intégration interne se paye par une exclusion de l&#8217;entreprise aux données et aux services externes.</li></ul><p>Mon sentiment peut paraître surprenant mais, eu égard à ces schémas de représentations, je pense que <strong>le schéma des spaghetti n&#8217;est pas une mauvaise chose en soi</strong>. Voilà pourquoi :</p><ul><li>parce qu&#8217;on ne voit que les machines et pas les acteurs et les utilisateurs dans ce schéma. <strong>Ou sont les utilisateurs ?</strong></li><li>on cherche à faire parler toutes les applications avec toutes les autres applications, mais pourquoi donc ? C&#8217;est comme si l&#8217;on s&#8217;épuisait à imaginer tout le champ des possibles en <strong>s&#8217;imposant cette contrainte un peu folle de vouloir tout connecter avec tout</strong>.</li><li>les données échangées ne sont comprises qu&#8217;au niveau des serveurs et pas au niveau des clients, la logique des mash-up, qui marche, permet les échanges au niveau des postes clients et pas au niveau des serveurs et des applications elles-mêmes. <strong>Les clients légers ou riches des architectures actuelles sont purement absents</strong>.</li></ul><p>Ce qui se dégage de toute cette histoire c&#8217;est que le Business Model du software est très souvent un modèle qui consiste à identifier une douleur dans le Système d&#8217;Information  pour proposer une solution logicielle à cette douleur. Le logiciel joue ici son rôle de <em>pharmakon</em>, de médicament. Et son périmètre dans le système d&#8217;information est <strong>proportionnel à la taille de la tumeur qu&#8217;il est sensé traiter</strong>. Il est généralement vendu et &laquo;&nbsp;marketé&nbsp;&raquo; comme une boîte noire avec en entrée les problèmes et en sortie les solutions. Mais entre ? Que se passe-t-il ? Ouvrons le capot et regardons : que voit-on ? Tout d&#8217;abord que la source du mal n&#8217;a pas été éradiquée, elle est toujours là. <strong>On ne soigne que les symptômes du mal</strong>, pas le mal lui-même.</p><p>A force de reproduire ce schéma depuis des années, les grands systèmes d&#8217;information deviennent, bien souvent, proprement monstrueux. Car plus de logiciel demande toujours plus de logiciel : <strong>le code appelle le code</strong>. Mais qu&#8217;est ce qui a accéléré ce mouvement ? Un défaut initial , ou une négligence d&#8217;encodage des données manipulées par le code, c&#8217;est à dire un défaut d&#8217;architecture des données, de la on assiste à une excroissance du code : <strong>comme une huître faisant sa perle autour d&#8217;une poussière</strong>, mais malheureusement la perle en question est ici une tumeur.</p><p>Ceux qui prônent les démarches SOA ne sont pas idiots pour autant : ils reconnaissent qu&#8217;il n&#8217;y a pas vraiment de références significatives sur la mise en oeuvre d&#8217;une telle démarche, prennent d&#8217;infinies précautions en instant sur le fait qu&#8217;une telle démarche prend, à minima, une décennie avant d&#8217;aboutir réellement, et admettent que<strong> la plupart des projets SOA sont des échecs</strong>.</p><p>Ce qu&#8217;il y a d&#8217;intéressant dans leurs discours, c&#8217;est qu&#8217;ils soutiennent qu&#8217;il y a une &laquo;&nbsp;SOA de surface&nbsp;&raquo;, celle qui consiste à croire qu&#8217;un logiciel miracle va orchestrer les services web pour &laquo;&nbsp;aligner l&#8217;IT sur le métier&nbsp;&raquo;, qui est la cause de la plupart des échecs en matière de SOA. Comment donc appréhender une démarche de SOA afin d&#8217;éviter cet écueil ?</p><blockquote><p>&laquo;&nbsp;Il ne faut pas commencer par les process et les services mais par les données, disent-ils. La SOA est une chaine de valeur qui commence avec la qualité des données, si ce maillon ne donne pas satisfaction il est illusoire qu&#8217;une SOA puisse se mettre en place&nbsp;&raquo;.</p></blockquote><p>Étonnante rhétorique pour une démarche d&#8217;architecture orientée services qui affirme qu&#8217;il faut <strong>d&#8217;abord commencer par une architecture orienté ressources et données</strong> pour arriver à sortir quelque chose qui tient la route ! Pourquoi ne pas commencer directement par la ROA (Architecture Orientée Ressource) comme démarche d&#8217;architecture dérivée du style d&#8217;architecture REST ?</p><p>La raison vient de ce que la finalité des démarches SOA <strong>se place toujours sous l&#8217;injonction &laquo;&nbsp;d&#8217;aligner l&#8217;IT sur le Business&nbsp;&raquo;</strong>, la SOA est comme <strong>prisonnière de ce slogan</strong>. Ce qui n&#8217;est pas le cas de la ROA dont l&#8217;ambition est beaucoup plus pragmatique puisqu&#8217;il s&#8217;agit simplement <strong>d&#8217;aligner l&#8217;IT sur le Web</strong> : ses architectures, ses normes ainsi que ces usages et ses pratiques.</p><p>Quand on voit que ce sont essentiellement le secteur des banques et assurances qui s&#8217;essaient à ce type de démarche, je suis tenté de penser que <strong>la SOA est à l&#8217;IT ce que les subprimes ont été à la finance</strong>. Et la SOA serait finalement une démarche de<strong> titrisation de la piètre qualité des données dans les systèmes d&#8217;information</strong> pour valoriser des approches abracadabrantesques. Pourquoi vend-on de la SOA finalement, et pourquoi &#8211; parfois &#8211; çà marche ? Parce que <strong>c&#8217;est énorme </strong>et, comme pour les mensonges, <strong>plus c&#8217;est énorme et plus çà a de chances de passer</strong>.<br
/> Cela éclaire également la remarque de Fielding que j&#8217;évoquais récemment et que je traduirais volontiers de la manière suivante :</p><blockquote><p>&laquo;&nbsp;La conclusion raisonnable de ceci est que la SOA n&#8217;est ni style ni une architecture, mais un ensemble d&#8217;objectifs qui peuvent être vendus à des DSI dépassés eut égard aux architectures qui seront réellement implémentées.&nbsp;&raquo;</p></blockquote><p>In fine, là où je me désolidarise de Fielding c&#8217;est que je crois que la <strong>SOA est bien un style d&#8217;architecture, c&#8217;est le style d&#8217;architecture documentaire du power point</strong>. Certes, cela n&#8217;a plus grand chose à voir avec l&#8217;informatique, celle qu&#8217;on aime, celle qui marche et qui nous donne satisfaction.</p> <span
class="post-twitter" ><a
href="http://twitter.com/home?status=Chez%20%40ChristianFaure%20%3A%20%22Le%20style%20d%27architecture%20SOA%22%20http%3A%2F%2Ftinyurl.com%2Fyf8fxqq" title="Signaler sur Twitter" rel="nofollow" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/home?status=Chez_20_40ChristianFaure_20_3A_20_22Le_20style_20d_27architecture_20SOA_22_20http_3A_2F_2Ftinyurl.com_2Fyf8fxqq&amp;referer=');">Signaler sur Twitter</a></span><p>Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/09/23/la-verite-sur-le-soa/' rel='bookmark' title='La vérité sur la SOA'>La vérité sur la SOA</a> <small>Roy Fielding, a propos des SOA, des &laquo;&nbsp;Service Oriented Architecture&nbsp;&raquo;...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/02/14/cest-quel-editeur-qui-fait-ca/' rel='bookmark' title='C&#8217;est quel éditeur qui fait çà ?'>C&#8217;est quel éditeur qui fait çà ?</a> <small>Je croise un consultant qui travaille sur les architectures de...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/02/05/une-certaine-conception-de-la-souverainnete-sexprime-aussi-dans-les-choix-darchitecture/' rel='bookmark' title='Une certaine conception de la souveraineté s&#8217;exprime aussi dans les choix d&#8217;architecture'>Une certaine conception de la souveraineté s&#8217;exprime aussi dans les choix d&#8217;architecture</a> <small>Dans son Post-scriptum sur les sociétés de contrôle (1990), Deleuze...</small></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>15</slash:comments> </item> <item><title>La vérité sur la SOA</title><link>http://www.christian-faure.net/2008/09/23/la-verite-sur-le-soa/</link> <comments>http://www.christian-faure.net/2008/09/23/la-verite-sur-le-soa/#comments</comments> <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 21:20:24 +0000</pubDate> <dc:creator>Christian</dc:creator> <category><![CDATA[Défaut]]></category> <category><![CDATA[Architecture]]></category> <category><![CDATA[REST]]></category> <category><![CDATA[SOA]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.christian-faure.net/?p=675</guid> <description><![CDATA[Roy Fielding, a propos des SOA, des &#171;&#160;Service Oriented Architecture&#160;&#187; sur la liste de discussion REST : The reasonable conclusion is that SOA is neither an architecture nor a style, but rather a set of goals that can be sold to overmatched CIOs regardless of the corresponding architecture or implementation. Signaler sur TwitterRelated posts: Ars [...]
Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2010/01/21/ars-industrialis-sur-twitter/' rel='bookmark' title='Ars Industrialis sur Twitter'>Ars Industrialis sur Twitter</a> <small>Vous pouvez à présent suivre l&#8217;actualité d&#8217;Ars Industrialis sur Twitter....</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/11/18/le-profilage-collaboratif-sur-twitter/' rel='bookmark' title='Le profilage collaboratif sur Twitter'>Le profilage collaboratif sur Twitter</a> <small>Les listes de twitter vous renvoient à présent des mots...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/' rel='bookmark' title='Le style d&#8217;architecture SOA'>Le style d&#8217;architecture SOA</a> <small>Invité comme conférencier à la réunion annuelle des directions informatiques...</small></li></ol>]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Roy Fielding, a propos des SOA, des &laquo;&nbsp;Service Oriented Architecture&nbsp;&raquo; sur la liste de discussion REST :</p><blockquote><p>The reasonable conclusion is that SOA is neither an architecture nor a style, but rather a set of goals that can be sold to overmatched CIOs regardless of the corresponding architecture or implementation.</p></blockquote> <span
class="post-twitter" ><a
href="http://twitter.com/home?status=Chez%20%40ChristianFaure%20%3A%20%22La%20v%C3%A9rit%C3%A9%20sur%20la%20SOA%22%20http%3A%2F%2Ftinyurl.com%2Fycxxrd6" title="Signaler sur Twitter" rel="nofollow" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/home?status=Chez_20_40ChristianFaure_20_3A_20_22La_20v_C3_A9rit_C3_A9_20sur_20la_20SOA_22_20http_3A_2F_2Ftinyurl.com_2Fycxxrd6&amp;referer=');">Signaler sur Twitter</a></span><p>Related posts:<ol><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2010/01/21/ars-industrialis-sur-twitter/' rel='bookmark' title='Ars Industrialis sur Twitter'>Ars Industrialis sur Twitter</a> <small>Vous pouvez à présent suivre l&#8217;actualité d&#8217;Ars Industrialis sur Twitter....</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2009/11/18/le-profilage-collaboratif-sur-twitter/' rel='bookmark' title='Le profilage collaboratif sur Twitter'>Le profilage collaboratif sur Twitter</a> <small>Les listes de twitter vous renvoient à présent des mots...</small></li><li><a
href='http://www.christian-faure.net/2008/10/08/le-style-darchitecture-soa/' rel='bookmark' title='Le style d&#8217;architecture SOA'>Le style d&#8217;architecture SOA</a> <small>Invité comme conférencier à la réunion annuelle des directions informatiques...</small></li></ol></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.christian-faure.net/2008/09/23/la-verite-sur-le-soa/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>
<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk: basic
Page Caching using disk: basic (User agent is rejected)
Database Caching 63/111 queries in 0.098 seconds using disk: basic

Served from: www.christian-faure.net @ 2012-02-11 13:43:11 -->
