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><channel><title>Christian Fauré &#187; amateurisme</title> <atom:link href="http://www.christian-faure.net/tag/amateurisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.christian-faure.net</link> <description>Hypomnemata : supports de mémoire</description> <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 13:01:47 +0000</lastBuildDate> <language>fr</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Proposition pour une nouvelle forme de capitalisme</title><link>http://www.christian-faure.net/2006/12/10/proposition-pour-une-nouvelle-forme-de-capitalisme/</link> <comments>http://www.christian-faure.net/2006/12/10/proposition-pour-une-nouvelle-forme-de-capitalisme/#comments</comments> <pubDate>Sun, 10 Dec 2006 15:35:11 +0000</pubDate> <dc:creator>Christian</dc:creator> <category><![CDATA[Défaut]]></category> <category><![CDATA[amateurisme]]></category> <category><![CDATA[capitalisme]]></category> <category><![CDATA[milieu_associé]]></category> <category><![CDATA[milieu_dissocié]]></category><guid
isPermaLink="false">http://www.christian-faure.net/2006/12/10/proposition-pour-une-nouvelle-forme-de-capitalisme/</guid> <description><![CDATA[On dit le capitalisme au bord de l&#8217;asphyxie, au seuil d&#8217;une catastrophe. Je propose une nouvelle forme de capitalisme reposant sur le principe suivant : Faire que les investisseurs et les clients ne soient plus ni dissociés, ni opposés. Dans ce nouveau modèle, les clients sont de facto des investisseurs, et les investisseurs de facto [...]
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/> <strong>Faire que les investisseurs et les clients ne soient plus ni dissociés, ni opposés.</strong><br
/> <span
id="more-146"></span><br
/> Dans ce nouveau modèle, les clients sont <em>de facto</em> des investisseurs, et les investisseurs <em>de facto</em> des clients.<br
/> Si l&#8217;opposition entre producteur et consommateurs est, <em>in fine</em>, une opposition entre investisseurs et consommateurs, dans cette nouvelle forme de capitalisme, <strong>l&#8217;investisseur et le consommateur sont le même</strong>.</p><p>Je prends un exemple :</p><blockquote><p>Supposons que je sois le client, et Apple la société. Dans ce nouveau paradigme, je n&#8217;achèterai plus les produits d&#8217;Apple, mais des actions. En tant qu&#8217;actionnaire, je n&#8217;aurai plus à acheter les produits de cette société, ils me seront offert sous forme unitaire, ainsi qu&#8217;à tout investisseur.</p></blockquote><p>Là, vous vous dites certainement que cela ne peut pas marcher : car comment un industriel pourrait s&#8217;en sortir s&#8217;il se doit d&#8217;offrir ses produits ?</p><blockquote><p>Il faut donc introduire une première distinction : la société devra proposer des catégories d&#8217;actions correspondantes à ses catégories de produits. On aura ainsi autant de types d&#8217;actions que de produits proposés par la société. Dans l&#8217;exemple d&#8217;Apple, si j&#8217;achète une action de catégorie &laquo;&nbsp;Mac Book Pro&nbsp;&raquo;, j&#8217;aurai droit à ce produit mais pas aux autres produits que propose la société.</p></blockquote><p>Dans ce schéma, <strong>le capitalisme purement spéculatif n&#8217;est plus viable</strong>. Il faut que l&#8217;utilité induite par le produit, ou le désir qu&#8217;il suscite, soient <strong>parties intégrantes de l&#8217;investissement</strong> en actions, sans quoi l&#8217;investissement risque de se faire à perte. L&#8217;investisseur heureux sera celui qui verra le cours de son action monter tout en <em>jouissant</em> de la pleine possession du produit correspondant.</p><p>Le nombre d&#8217;actions par produit est déterminé par le nombre de produits disponibles. Cela veut dire que seules les industries du numérique disposent d&#8217;un nombre d&#8217;actions total potentiellement infini.</p><p>Avec ce nouveau paradigme, le prix général des produits devrait mécaniquement baisser, stimulant ainsi la consommation.</p><p>Dans le cas de l&#8217;exemple où je suis un actionnaire d&#8217;Apple ; j&#8217;ai acheté une action Mac Book Pro à 1 000 €, je deviens donc possesseur de ce produit. Si Apple met un million d&#8217;actions sur le marché, cela implique qu&#8217;elle est en mesure de fournir un million d&#8217;unités de ce produit.<br
/> Si la demande pour ce produit augmente, les actions grimpent.</p><p>Deux possibilités s&#8217;offrent à moi :<span
style="font-size: 12pt"><br
/> </span></p><ul><li><em>Je décide de revendre mon action pour faire des bénéfices.</em></li></ul><p>Dans ce cas je garde mon produit, dont je suis le propriétaire légal depuis l&#8217;achat de l&#8217;action correspondante. Je remets mon action sur le marché où elle est cotée 1 200 €. Je viens donc  de réaliser un bénéfice (en prix constant) de 200 €, auquel il faut ajouter le droit de jouir du produit que je garde, mais que je peux aussi désirer revendre directement (sur eBay par exemple), sans passer par le marché des actions</p><ul><li><em> Je décide de revendre mon produit mais de garder l&#8217;action.</em></li></ul><p
style="text-indent: 15pt">Aucun problème, je passe mon annonce de vente sur eBay et je garde l&#8217;action, mais sans maintenir mon droit de propriété sur le produit. On retombe alors sur un schéma classique d&#8217;investissement spéculatif (mais qui n&#8217;a pu être possible qu&#8217;en passant par l&#8217;acquisition du produit correspondant à l&#8217;action).</p><p>La personne qui, dans le premier cas, avait racheté mon action à 1 200 €, se verra offrir le produit correspondant neuf.</p><p>***</p><p>Basculons maintenant dans une industrie de services basée sur les supports numériques, disons Google. La particularité de ce type d&#8217;industrie, comme évoqué précédemment, est qu&#8217;elle peut offrir ses services à un nombre théoriquement infini de clients, ou en tout cas significativement supérieur à des industries produisant des artefacts.<br
/> Dans ce cas, le nombre d&#8217;actions sur le marché ne dépend plus de la capacité de production de la société,  mais d&#8217;un choix stratégique.</p><p>Dans ce schéma, un micro capitalisme vertueux peut s&#8217;instaurer. Vertueux car :</p><ul><li>les clients  sont les premiers vecteurs dans l&#8217;augmentation de la demande (qu&#8217;ils soient contents ou pas de leur produit/service n&#8217;influe pas différemment).</li></ul><ul><li>l&#8217;investissement n&#8217;est rentable que si l&#8217;usage et la pratique du produit apporte une satisfaction à l&#8217;investisseur, un investisseur uniquement spéculatif trouvera le ticket d&#8217;entrée trop important et l&#8217;opération non rentable.</li></ul><p><strong>Le prix de l&#8217;action des produits de grande consommation sera très faible, alors que celui des produits de niche sera très haut.</strong></p><p>Prenons un autre exemple avec l&#8217;industrie de la musique :</p><blockquote><p>J&#8217;achète une action du dernier single de johnny Hallyday, intitulé &laquo;&nbsp;Optic 5000!&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai le droit d&#8217;écouter ce titre autant de fois que je le souhaite, dans tous les formats et supports que je souhaite. J&#8217;ai aussi le droit de le faire écouter à qui je veux, et même de le donner, sous n&#8217;importe quel support, à qui je veux.</p></blockquote><p>Mais c&#8217;est idiot, serait-on tenté de de dire. Comment l&#8217;industrie de la musique pourrait-elle survivre avec ce mode de fonctionnement ? Je répondrai en deux temps :</p><ul><li>tout d&#8217;abord l&#8217;industrie de la musique ne serait pas exactement celle  qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui, de nombreux artistes constitueraient une micro entreprise à eux seuls, sans passer par les majors.</li></ul><ul><li>ensuite parce que chaque investisseur n&#8217;aurait pas naturellement tendance à donner la chanson dont il est actionnaire, sous peine de voir le cours de l&#8217;action correspondante s&#8217;effondrer. Donner un morceau à quelqu&#8217;un serait tout à fait légal, mais ce don se ferait au détriment des intérêts financiers du donateur lui-même.</li></ul><p>Si le single est un tube, je peux faire des bénéfices qui, sans être exceptionnels sur ce type de produit, peuvent toutefois me permettre d&#8217;acheter plusieurs autres morceaux sans frais supplémentaires. Le mélomane et l&#8217;amateur voient ainsi la possibilité :</p><ul><li>d&#8217;influer sur la qualité de la production musicale, en devant les principaux investisseurs.</li></ul><ul><li>de constituer légalement une collection de chanson à un très faible coût.</li></ul><p>Si je revends mon action, je continue à pouvoir à la fois écouter la chanson, mais aussi à la diffuser.</p><p>Bien évidemment, je ne dis pas qu&#8217;il faudrait que toutes les sociétés soient côtés selon cette nouvelle forme de capitalisme. Pour une entreprise qui démarre par exemple, on peut penser que les premiers investisseurs ne seront pas les clients car les produits ou services n&#8217;existent pas encore.<br
/> Je dis que cette approche peut aider certaines industries à <strong>sortir de la crise</strong>, d&#8217;autres à <strong>émerger</strong>, et tout cela en cohérence avec une montée en puissance de l&#8217;amateurisme.</p><p>Cette démarche capitalistique est d&#8217;ailleurs en <strong>forte adéquation avec le milieu associé</strong> qui se met en place au travers des blogs et des réseaux sociaux. Car chacun pourra concilier son amateurisme en adéquation avec ses intérêts financiers. Le bon investisseur est aussi un amateur de qualité dans ce schéma.</p><p><strong>Epilogue :<br
/> </strong>Il y a bien sûr un long chemin à parcourir entre cette idée sur le &laquo;&nbsp;papier&nbsp;&raquo; et sa mise en oeuvre. De plus, n&#8217;étant pas économiste de formation, il doit y avoir une part de naïveté &#8211; revendiquée &#8211; dans ces quelques lignes.<br
/> Mais que l&#8217;on retienne l&#8217;idée de <strong>ne pas dissocier le client de l&#8217;investisseur</strong>, voilà un point sur lequel, je crois, on ne pourra pas faire l&#8217;économie si la notion de <strong>capitalisme durable</strong> tend à devenir une réalité.</p> <span
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isPermaLink="false">http://www.christian-faure.net/index.php/2005/12/03/pendant-ce-temps-l/</guid> <description><![CDATA[Deux types de profils &#233;mergent parmi les responsables KM (Management des Connaissances ) des grandes entreprises fran&#231;aises : le gourou, celui qui s&#8217;investit &#233;norm&#233;ment dans la communication. On le voit presque autant &#224; l&#8217;ext&#233;rieur de son entreprise qu&#8217;&#224; l&#8217;int&#233;rieur. l&#8217;homme des syst&#232;mes d&#8217;information, celui pour qui la d&#233;marche KM se dilue dans des outils de [...]
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href="http://www.christian-faure.net/index.php?tag=management_des_connaissances">Management des Connaissances</a> ) des grandes entreprises fran&#231;aises :</p><ul><li>le gourou, celui qui s&#8217;investit &#233;norm&#233;ment dans la communication. On le voit presque autant &#224; l&#8217;ext&#233;rieur de son entreprise qu&#8217;&#224; l&#8217;int&#233;rieur.</li><li>l&#8217;homme des syst&#232;mes d&#8217;information, celui pour qui la d&#233;marche KM se dilue dans des outils de collaboration, de partage, ou plus g&#233;n&#233;ralement de gestion documentaire.</li></ul><p><span
id="more-48"></span><br
/> Bien s&#251;r, ces deux profils sont des caricatures, et la situation n&#8217;est pas toujours aussi manich&#233;enne dans la r&#233;alit&#233;. Quoiqu&#8217;il en soit, ces deux profils  hypoth&#233;tiques ont en commun une &#233;norme difficult&#233; : ils ont besoin de prendre leur b&#226;ton de p&#232;lerin pour accompagner leurs d&#233;marches, quand ce n&#8217;est pas pour simplement les initier. En effet, une d&#233;marche de management des connaissances, de par sa composante transverse, se heurte bien souvent au manque de <a
href="http://www.christian-faure.net/index.php?tag=participation">participation</a> des diff&#233;rents acteurs. Aussi faut-il beaucoup s&#8217;investir afin de les mobiliser, de les sensibiliser, de les responsabiliser, etc.</p><p><strong><em>Pendant ce temps l&#224; &#8230;</em></strong><em><br
/> </em><br
/> Pendant qu&#8217;ils &#233;prouvent d&#8217;&#233;normes difficult&#233;s en interne, ces responsables KM ne peuvent que constater la vitalit&#233; des participations et des r&#233;seaux sociaux sur le Web. La capitalisation, le partage, la participation et le <em>d&#233;sir</em> sont bien l&#224;, mais toujours pas dans l&#8217;entreprise, o&#249; le <a
href="http://www.christian-faure.net/index.php/2005/06/10/la-participation-en-question/">cynisme</a> des employ&#233;s gagne du terrain.</p><p>Pendant ce temps donc,  le Web ne cesse de faire preuve d&#8217;innovations Il faut dire que la logique n&#8217;est pas la m&#234;me, les &laquo;&nbsp;utilisateurs&nbsp;&raquo; sont bien plus nombreux , les pratiques au moins autant diversifi&#233;es , et les acteurs ne sont pas l&#224; en tant que professionnels mais bien en tant qu&#8217;amateurs (vous allez encore visiter des sites &laquo;&nbsp;professionnels&nbsp;&raquo; ?). Ils peuvent &#234;tre programmeurs de profession, mais quand ils &#233;changent sur le Web c&#8217;est avec un autre regard, avec le regard de celui qui aime ce qu&#8217;il fait, celui de l&#8217;amateur.<br
/> Les &laquo;&nbsp;outils KM&nbsp;&raquo; sont aujourd&#8217;hui bas&#233;s sur les technologies du Web : Intranet, blogs, wiki, et moteurs de recherche aujourd&#8217;hui et Web S&#233;mantique (demain?).  Mais le passage de la logique ouverte du Web &#224; celle, ferm&#233;e et cloisonn&#233;e, de l&#8217;entreprise ne va pas de soi. Par exemple, les moteurs de recherche n&#8217;ont pas la m&#234;me logique ni la m&#234;me architecture que ceux des leaders sur le Web, et les pratiques associ&#233;s ne sont &#233;galement pas les m&#234;mes. Aussi faut-il rajouter que les technologies du Web r&#233;pondent &#224; des <em>pratiques</em> qui sont celles du Web, que l&#8217;on ne retrouve pas en entreprise. L&#8217;amateurisme du Web donne en apparence des r&#233;sultats bien plus int&#233;ressants que le professionnalisme du mode de l&#8217;entreprise.<br
/> Beaucoup de consultants ind&#233;pendants oeuvrant dans les probl&#233;matiques KM ont embo&#238;t&#233; le pas &#224; la dynamique du Web. Mais ils se retrouvent de fait en d&#233;calage avec la logique &laquo;&nbsp;professionnelle&nbsp;&raquo; des entreprises : pour faire passer leur message ils doivent provoquer une r&#233;flexion sur les pratiques qui doit, j&#8217;imagine, &#234;tre &#233;puisante.</p><p>Les cabinets de conseil auparavant positionn&#233;s sur les d&#233;marches de recueil d&#8217;expertise, de capitalisation et d&#8217;organisation ont disparus les uns apr&#232;s les autres. Les uns se reconvertissant dans le coaching et l&#8217;accompagnement au changement, les autres en &#233;diteurs de niche pour la mise en place de bases de connaissances, d&#8217;autres en consultants ind&#233;pendants, d&#8217;autres encore (comme moi) dans des grands cabinets de conseil en technologies. C&#8217;est la fin d&#8217;une &#233;poque pour le KM, mais aussi le d&#233;but d&#8217;une nouvelle qui devra poser avec lucidit&#233; la question du r&#244;le de l&#8217;amateurisme &#224; l&#8217;int&#233;rieur m&#234;me du p&#233;rim&#232;tre du monde professionnel.</p><p>Comme beaucoup d&#8217;autres, j&#8217;aspire &#224; (re)devenir un  amateur et &#224; ne plus travailler comme un professionnel.</p> <span
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href="http://twitter.com/home?status=Chez%20%40ChristianFaure%20%3A%20%22Pendant%20ce%20temps%20l%26%23224%3B%20...%22%20http%3A%2F%2Ftinyurl.com%2Fydsckop" title="Signaler sur Twitter" rel="nofollow" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/home?status=Chez_20_40ChristianFaure_20_3A_20_22Pendant_20ce_20temps_20l_26_23224_3B_20..._22_20http_3A_2F_2Ftinyurl.com_2Fydsckop&amp;referer=');">Signaler sur Twitter</a></span><p>Related posts:<ol><li><a
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