Dans une émission diffusée sur France Culture le 27 Septembre 2005, Pierre Lattès illustrait son hypothèse selon laquelle le jazz serait à la musique ce que les pré-socratiques sont à la philosophie.
La présentation de l’émission était la suivante :
Ce programme s’appuie sur une théorie quelque peu inattendue que nous allons tenter de vous faire apprécier, tel un bonbon aussi acide que parfumé. Elle est portée par Pierre Lattès, probablement l’un des plus fins connaisseurs de la musique de jazz, et est issue d’une comparaison un peu osée entre un certain esprit très particulier prévalant dans une courte période de l’Antiquité grecque, celles des philosophes dits présocratiques, Pythagore de Samos, Parménide, Zénon d’Elée, Mélissos de Samos, soit environ 520 ans avant qui vous savez, où à côté du système complexe du panthéon hérité d’Homère et d’Hésiode perdurait l’environnement animiste qui prévalu jusqu’à Gorgias et aux sophistes… et l’aussi courte période de la floraison du jazz autour des modèles de Jelly Roll Morton, Duke Ellington et Charles Mingus, de 1927 à 1970.
A environ une heure d’émission, vint un choc musical que je n’ai pas oublié : un enregistrement de Duke Ellington au festival de Newport en 1956 (si des amateurs peuvent me confirmer).
Dans l’extrait que vous pouvez écouter ci dessous, çà swingue du tonnerre, le big band est en folie, les cris des musiciens - comme en transe - vous transportent.
[audio:http://www.christian-faure.net/wp-audio/Duke.mp3]
Quoi de plus fascinant dans la musique que l’extase et la transe ?
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