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	<title>Commentaires sur : Le piège de la distinction entre connaissance tacite et explicite</title>
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	<description>Hypomnemata : supports de mémoire</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 11:13:00 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Aries</title>
		<link>http://www.christian-faure.net/2005/06/13/le-pige-de-la-distinction-entre-connaissance-tacite-et-explicite/#comment-5411</link>
		<dc:creator>Aries</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2007 13:14:31 +0000</pubDate>
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		<description>Votre article sur la connaissance explicite et tacite est un point de vue intéresant.
Les terminologies Tacite et Explicite ont été interprétées de différentes manières. Les Japonnais vont même jusqu'au concept de connaissance "privée". 
Le problème pour une entreprise est de ne pas perdre les pratiques, tour-de-main, savoir-faire... avec leurs détenteurs. Donc de formaliser des connaissances qui sont essentiellement transmises de manière orale, pour les partager (faire progresser d'autres personnes), ne pas oublier (des projets par exemple), ou les transférer (à un remplaçant).
Toutes les connaissances ne sont effectivement pas à formaliser. Une étude des connaissances "critiques", donc à formaliser, est un préambule avant de se lancer dans la formalisation.
Ceci étant, comme vous le soulignez, le processus de "fabrication" de connaissance est permanent. Cela implique donc de mettre en place une gestion des connaissances formalisées.
Le transfert de connaissance peut se faire de plusieurs manières, du compagnonnage à l'information (le livre par exemple), en passant par la formation.
Vous soulignez enfin le problème des systèmes d'informations saturés. En effet trop d'informations tue l'information. L'information est aussi un concept assez vague. On parle aussi bien de l'information des journaux, de mails, de documents... Nous pouvons observer que les entreprises génèrent et consomment de plus en plus d'informations. Et pour le moment, elle ne "gère" pas les flux d'informations. D'où des saturations et une qualité de l'information médiocre et beaucoup d'échec dans les projets d'intranet, GED...
Pour ce qui est de la gestion des connaissances, très peu d'entreprises (à ma connaissanc) en France gèrent véritablement leurs connaissances.
Pour ce qui est de la formalisation des connaissances, on y arrive très bien avec ou sans méthode de modélisation (c'est mon travail). Je ne dis pas que c'est simple, mais nous avons d'excellents résultats. Et il n'y a plus de problème de connaissance tacite ou explicite, seulement le récit et l'observation du "comment on fait".
Toute cette formalisation n'a de sens que si elle est réutilisée, appropriée, avec un nouveau détenteur de cette connaissance qui va continuer le processus de création de connaissance.
Contrairement à ce que vous écrivez, la formalisation des connaissances est un moyen de concevoir des nouvelles connaissances, et parfois, de favoriser l'innovation. Ce n'est pas tirer par le bas, c'est essayer d'élever les autres au meilleur niveau et de favoriser la création et l'adaptation.
Pour conclure, la "gestion des connaissances" se fait depuis que l'homme s'est mis à avoir des connaissances complexes, qu'il a été obligé de se spécialiser que ce soit pour la chasse, la fabrication d'armes, l'agriculture... Et c'est ainsi que le feu s'est transmis jusqu'à nous. 
Enfin, renier la formalisation des connaissances serait renier les livres, les écoles, les universités, les centres de formation...
Ce qui change aujourd'hui, c'est notre meilleur connaissance du cerveau, les technologies de communication, l'intelligence artificielle, et le coût du transfert de connaissance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Votre article sur la connaissance explicite et tacite est un point de vue intéresant.<br />
Les terminologies Tacite et Explicite ont été interprétées de différentes manières. Les Japonnais vont même jusqu&#8217;au concept de connaissance &#8220;privée&#8221;.<br />
Le problème pour une entreprise est de ne pas perdre les pratiques, tour-de-main, savoir-faire&#8230; avec leurs détenteurs. Donc de formaliser des connaissances qui sont essentiellement transmises de manière orale, pour les partager (faire progresser d&#8217;autres personnes), ne pas oublier (des projets par exemple), ou les transférer (à un remplaçant).<br />
Toutes les connaissances ne sont effectivement pas à formaliser. Une étude des connaissances &#8220;critiques&#8221;, donc à formaliser, est un préambule avant de se lancer dans la formalisation.<br />
Ceci étant, comme vous le soulignez, le processus de &#8220;fabrication&#8221; de connaissance est permanent. Cela implique donc de mettre en place une gestion des connaissances formalisées.<br />
Le transfert de connaissance peut se faire de plusieurs manières, du compagnonnage à l&#8217;information (le livre par exemple), en passant par la formation.<br />
Vous soulignez enfin le problème des systèmes d&#8217;informations saturés. En effet trop d&#8217;informations tue l&#8217;information. L&#8217;information est aussi un concept assez vague. On parle aussi bien de l&#8217;information des journaux, de mails, de documents&#8230; Nous pouvons observer que les entreprises génèrent et consomment de plus en plus d&#8217;informations. Et pour le moment, elle ne &#8220;gère&#8221; pas les flux d&#8217;informations. D&#8217;où des saturations et une qualité de l&#8217;information médiocre et beaucoup d&#8217;échec dans les projets d&#8217;intranet, GED&#8230;<br />
Pour ce qui est de la gestion des connaissances, très peu d&#8217;entreprises (à ma connaissanc) en France gèrent véritablement leurs connaissances.<br />
Pour ce qui est de la formalisation des connaissances, on y arrive très bien avec ou sans méthode de modélisation (c&#8217;est mon travail). Je ne dis pas que c&#8217;est simple, mais nous avons d&#8217;excellents résultats. Et il n&#8217;y a plus de problème de connaissance tacite ou explicite, seulement le récit et l&#8217;observation du &#8220;comment on fait&#8221;.<br />
Toute cette formalisation n&#8217;a de sens que si elle est réutilisée, appropriée, avec un nouveau détenteur de cette connaissance qui va continuer le processus de création de connaissance.<br />
Contrairement à ce que vous écrivez, la formalisation des connaissances est un moyen de concevoir des nouvelles connaissances, et parfois, de favoriser l&#8217;innovation. Ce n&#8217;est pas tirer par le bas, c&#8217;est essayer d&#8217;élever les autres au meilleur niveau et de favoriser la création et l&#8217;adaptation.<br />
Pour conclure, la &#8220;gestion des connaissances&#8221; se fait depuis que l&#8217;homme s&#8217;est mis à avoir des connaissances complexes, qu&#8217;il a été obligé de se spécialiser que ce soit pour la chasse, la fabrication d&#8217;armes, l&#8217;agriculture&#8230; Et c&#8217;est ainsi que le feu s&#8217;est transmis jusqu&#8217;à nous.<br />
Enfin, renier la formalisation des connaissances serait renier les livres, les écoles, les universités, les centres de formation&#8230;<br />
Ce qui change aujourd&#8217;hui, c&#8217;est notre meilleur connaissance du cerveau, les technologies de communication, l&#8217;intelligence artificielle, et le coût du transfert de connaissance.</p>
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